Paris, de nuit, sous la pluie…

Déjà avant de partir, le cocktail [changement d’heure, météo prévue et Paris ville Lumière] avaient fait naître en moi l’envie d’images colorées, floues, luisantes, nocturnes et lumineuses à la fois.

Aussitôt pensé, presque aussitôt fait !
Sur place, j’ai donc essayé d’exploiter cette source d’inspiration multiple.

Ce ne sont pas les parapluies de Cherbourg mais, au quartier près, ça aurait presque pu être les parapluies de Beaubourg ! 😉

 

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10 comments

  • Dany51

    Bonjour Anne Laure

    Tu es en plein dans les couleurs que j’aime…..elles sont magnifiques….

  • smarroncles

    Bonjour,
    Je trouve que cette nouvelle série tombe bien car elle répond en partie à la question que je me posais par rapport à la « photo cinéma » issue d’un article précédent (Rencontres). En effet je me demandais dans quel contexte cette si belle photo avait été prise.
    A priori, il s’agit là du repérage d’un lieu stratégique propice à de belles images et de l’attente de sujets éventuels. Attente récompensée par ce beau personnage digne d’un bon vieux film en noir et blanc. Reste à savoir ce qui peut bien attirer le regard de ses deux jeunes femmes. (affiche, vitrine, miroir … à moins que ce ne soit la couverture de votre dernier ouvrage affichée sur cette grille en avant première …).
    Je m’interroge aussi sur le choix de l’objectif car la proximité avec les sujets nous permet une sorte d’intimité. Pourtant ceux-ci semblent ignorer la présence de la photographe.
    Bon choix quoi qu’il en soit. Comme quoi avant toute question matérielle c’est l’œil du photographe, sa subjectivité qui permet de belles images.

  • Anne-Laure

    Merci à tous les deux pour vos gentils commentaires !

    J’essaierai d’y répondre un peu plus, ainsi que ceux des posts précédents, en particulier tes questionnements Smarrroncles, quand je serai devant un vrai clavier. 😉

  • neida

    Il suffit d’avoir une idée pour faire de très jolies photos…Cela paraît si simple !….Mais faut-il s’appeler Anne Laure pour celà ? Quel talent et quel oeil qui permet de faire du banal …une oeuvre d’art.

  • Eric

    J’adore particulièrement la première et la troisième ! D’ailleurs sur cette dernière, cette femme me fait penser à une actrice américaine mais avec culture digne de Dori, je ne saurai dire le nom…

    Encore bravo pour ton travail !

  • Marie

    Bonjour Anne-Laure, c’est rigolo, car l’ambiance de la photo de l’article « Paris fait son cinéma » me semble différente de cette série-là alors même que ça a été pris en même temps. Certainement dû au fait que dans le précédent article, la photo ne laissait percevoir qu’une toute partie du contexte laissant l’imagination faire le reste (je ne sais pas pourquoi, je pensais que c’était dans un parc en fin de journée. Et en fait, ici, la vérité vraie avec le contexte urbain me paraît du coup, moins attirant. Faut dire que je n’aime pas, mais alors pas du tout la ville… lol
    Bonne journée 🙂

  • Anne-Laure Jacquart

    Aaaah me voilà enfin devant un clavier d’ordi ! Je vais alors pouvoir vour répondre un peu mieux sur les posts de ces derniers jours.
    Je commence par celui-ci, le dernier, puis j’irai en reculant pour répondre, sans doute pas à tous vos messages, mais au moins à vos questions. 🙂

    Smarroncles, les 2 premières photos de cet article n’ont pas été réalisées de la même façon que les vues de la jeune femme au parapluie qui est plus reconnaissable. Ce sont deux approches de prise de vue différentes.

    D’abord, j’avançais dans cette rue toute droite, de nuit et les phares des voitures s’associaient aux éclairages de la ville pour créer une belle ambiance lumineuse et un fort « contre-nuit » (ou une forte contre-nuit), pourrait-on dire. 😉
    Mon appareil, en balance des blancs auto, a alors décidé que les teintes ne respectaient pas du tout la balance classique et a complètement annihilé les couleurs chaudes qui me plaisaient tant. Zut, me suis-je dit ! J’ai donc réglé manuellement la balance des couleurs en lumière du jour (soleil). 😀
    Je voulais jouer avec le flou et le rideau de fer que l’on voit sur la gauche de la photo constituait un bon point d’accroche. Parfois, j’ai aussi essayé de faire la mise au point sur les modèles, pour changer.
    Ainsi, pour ces vues, j’étais statique, plantée sur le trottoir 😉 et j’observais le ballet incessant des passants qui circulaient sous la pluie.

    Quelques minutes plus tard, alors que j’avais quitté cette rue et me rapprochais d’une station de métro, j’ai vu cette jeune femme, tellement jolie, sous son parapluie. Je crois que j’ai alors fait une première vue d’elle en mouvement, puis elle s’est postée devant ce panneau montrant sans doute le plan des lignes du métro, et présentant 2 lampes pour l’éclairer… Cela créait une superbe lumière pour faire ressortir le visage de la jeune femme ! Celle-ci est restée là quelques instants pour étudier le plan. La première photo que je vous ai montrée, un peu floue, a été faite alors qu’elle s’en allait. Celle de cet article est antérieure ; je l’ai prise pendant qu’elle s’intéressait au plan.

    Ce sont donc deux situations différentes pendant lesquelles je suis tantôt avec un environnement qui m’intéresse, et saisis différents passants qui entrent et sortent dans mon cadre et tantôt me focalisant plutôt sur une personne, repérée et photographiée.

    Pas du tout de repérage d’un lieu propice à la prise de vue, donc, dans le cas de cette jeune femme. Effectivement, le lieu est propice grâce à l’éclairage du panneau mais, pendant la suite du séjour, j’ai souvent jeté un oeil vers ce panneau par la suite, et le look des passants, la lumière, cela ne fonctionnait plus du tout. Ainsi, ce n’est pas par repérage en amont que l’on fait, selon moi, les meilleures images, mais grâce à notre réceptivité, dans l’instant. 🙂

    Ces photos ont été faites au 90mm. C’est une focale suffisante pour réaliser de bons portraits en jouant avec le flou sans avoir non plus à trop se coller sur les modèles. Cet objectif, l’Olympus 45mm 1.8, en focale fixe, sur mon petit hybride, ne donne pas du tout la même impression que les téléobjectifs, très impressionnants. Je crois que la jeune fille au parapluie ne m’a pas vu. Les autres passantes, dans la rue, au départ, m’ont très certainement vue, sans trop savoir ce que je prenais exactement en photo.

    Personnellement, cette jeune femme me fait un peu penser à Kate Winslet, à l’époque du Titanic, mais je ne sais pas si c’est aussi à elle que tu penses, Eric.

    Marie, c’est vrai que la mise hors contexte plus ou moins marquée de nos prises de vue influence vraiment l’expression de nos images. Ici, on voit davantage que la jeune fille regarde un panneau alors que, sur l’autre photo, certains d’entre vous s’étaient imaginé la grille d’un parc et un rendez-vous…
    Les autres photos, prises dans l’axe de la rue, avec une circulation dense sont effectivement encore plus urbaines. 😉

    Merci encore à tous pour tous vos beaux compliments.

  • Lallie

    Bonjour, merci pour toutes ces explications de prise de vue!
    Ma préférence va à la 1ère photo car c’est le genre de photo que l’on peut regarder plusieurs fois, y revenir et trouver encore de l’inconnu dedans!
    Par exemple, heureusement que je n’ai pas commenté de suite car je n’avais même pas remarqué le reflet du miroir à gauche, j’étais restée à la gestuelle de la dame, à la tenue distinguée de son parapluie et aux couleurs chaudes. Mais au final, je préfère mille fois son reflet! Car il est plus net que la dame elle même et surtout, cette bande de points lumineux sur la gauche qui l’éclaire me fait penser aux barres de lampes des maquilleuses sur les plateaux de cinéma!
    Et en plus, je ne comprend même pas comment son reflet est excentré là alors que la dame est face à une grille…Bref, c’est le genre de photo réussie qui m’interpelle par la composition originale.Bravo

  • Werpin Jean Luc

    J’aime les reflets que proposent le trottoirs humides noyés par le lumières de la ville, des vitrines, des feux de signalisations, des phares des voitures et de tant d’autres sources. Vos nuits photographiques vivent dans une ambiance chaleureuse qui fait oublier les inconvénients de la nuit. Quels seraient vos conseils pour une vision plus froide d’une nuit urbaine humide?

    Bien cordialement, Jean Luc Werpin.

  • Anne-Laure Jacquart

    Oui, ces ambiances sont très intéressantes, Jean-Luc !

    Pour une vision plus froide, il faut privilégier les lieux avec des éclairages aux tonalités plus bleues, vertes ou blafardes (blanches), néons notamment et/ ou jouer au post-traitement sur la balance des couleurs pour amener les tonalités de l’image vers le bleu tout en les éloignant du jaune. 😉

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