De petits appareils, pour de grands photographes :)

Imaginez-vous un grand photographe… Doisneau, Cartier-Bresson… à l’affut dans Paris.
Comment le voyez-vous ?

Je vous pose la question parce que, même moi 😉 , j’ai tendance à l’imaginer avec ce fameux reflex à gros zoom. 🙄

Nous avons naturellement tendance à nous projeter, et sommes tellement imprégnés par notre époque que nous imaginerions presque notre grand-mère rédiger ses voeux au stylo bille !… Cela nous fait parfois oublier la réalité des choses telles qu’elles étaient vraiment : leur décalage avec notre époque ou au contraire leur proximité.

 

En photographie, tout a été fait, ces dernières décennies, pour amener nombre d’entre nous à penser que, pour faire de bonnes photos, il faut posséder un reflex, volumineux, avec plein de boutons : du matériel haut de gamme, si possible lourd et cher. Et puis compliqué à utiliser, aussi.

Ainsi l’équation [ grand photographe = bonnes photos = matériel qu’on nous a présenté comme étant celui faisant de bonnes photos = reflex ] a fini par nous sembler l’évidence alors même qu’elle est fausse !
Et l’image que nous avons en tête du photographe crédible ne va pas, le plus souvent, sans un matériel imposant, qui engendre respect et admiration. Vous avez sans aucun doute déjà entendu ce joli « compliment », alors que vous aviez un reflex entre les mains : « Il doit faire de bonnes photos, votre appareil ! »… 😉

C’est ainsi que, souvent, les gens qui souhaitent se mettre à la photographie pensent souvent que la condition sine qua non à ce nouveau départ, c’est l’achat d’un nouveau matériel, bien entendu un reflex. Quelle tristesse que ceux « qui n’ont qu’un bridge, voire même piiiiire un compact » se sentent ainsi autant en position d’infériorité et aient l’impression que la « vraie photographie » n’est pas à leur portée !
(Je pourrais dire la même chose de la retouche et nous y reviendrons, bien sûr, à l’approche de la sortie de mon livre ! 🙂 )

 

Dennis Stock, par Andreas Feininger

Dennis Stock, par Andreas Feininger. Jean-Loup Sieff, autoportrait.

 

Alors, pour le plaisir des yeux et celui de croiser le regard de nos pairs – de nos pères devrais-je dire -, de même que pour remettre un peu les pendules à l’heure, je vous propose une petite sélection d’images de grands photographes dotés de petits appareils. 🙂

Vous noterez que j’ai été fair-play et que je ne me suis pas limitée à une miniaturisation extrême telle que celle de mon dernier appareil hybride.
Ainsi, vous trouverez même, parmi les portraits sélectionnés, quelques reflex ! 😉 Des boitiers plutôt petits avec une focale fixe, « à taille humaine », matériel que l’on croise tout de même bien rarement de nos jours…

A l’époque de la plupart des images reprises ici, on utilisait, bien entendu, pas mal d’appareils moyen-format de type Rolleiflex, mais aussi, comme ces photos en témoignent, de petits appareils bien plus compacts, télémétriques comme les Leica ou non. Vous avez d’ailleurs aperçu un « vest pocket kodak autographique » datant des années 1900 dans mes diptyques monochromes, il y a quelques semaines.

 

Alors être un « grand photographe » ou même tout simplement, à notre échelle, un traqueur d’images passionné… et avoir juste un petit appareil… mais oui, bien sûr que c’est possible ! 😀 On dit bien qu’un bon acteur pourrait nous transporter en lisant le bottin…
Tout bon photographe peut, lui aussi, faire des merveilles, même avec un appareil photo jetable, ou son téléphone bien sûr ! 🙂

Je sais que je prêche en majorité des convaincus mais cela ne fait pas de mal, une petite piqure de rappel, une fois de temps en temps.
Je suis sûre que garder ces photos en tête vous donnera des ailes lors de vos prochaines prises de vue, et que vous réaliserez des chefs d’oeuvres, quel que soit le matériel que vous aurez en main ! 😉

Bonnes photos !

 

Riboud-Bourdin

Leiter-Eggleston

Marc Riboud et Guy Bourdin. Autoportraits. – William Eggleston (par un auteur inconnu) – Saul Leiter, par Patrick Kovarick. AFP.

 

Doisneau

Robert Doisneau. © jlggb

 

Guy-Le-Querrec

Guy Le Querrec. Autoportrait.

 

Ronis-Moon

Willy Ronis, par Hermance Tray – Sarah Moon, autoportrait.

 

KUBRICK

Stanley Kubrick, autoportrait.

 

CartierBresson

Henry Cartier Bresson, par Ara Güler. Portrait tiré du livre « Ara Güler, Visages du XXe siècle : 100 portraits de célébrités ».

 

C’est pas tout ça mais j’aurais bien partagé un thé avec HCB si cela était encore possible… 😉

Bon thé, bon café, bonnes photos et à très vite !

54 comments

  • ADup

    Pour ma part, je prendrai volontiers le café avec Robert Doisneau…
    Et heureusement que le ‘gros appareil’ ne fait pas le ‘bon photographe’ …
    Merci de nous donner encore l’envie de prendre des photos.

  • Roland

    Bonjour Anne-Laure,
    C’est vrai qu’un photographe créatif et talentueux fera toujours mieux avec un compact qu’un abruti avec un super matériel.
    Ceci dit, dans les photos ci-dessus, je vois quand même pas mal de Leica, matériel qui, à l’époque (Que j’ai vécue), étaient inaccessibles pour le commun de photographes amateurs et je ne parle pas du R4 que tient Doisneau. Le fait que les M3, M4, etc étaient des appareils compacts ne permet pas de les comparer en terme de qualité et de prix avec un compact d’aujourd’hui ou un téléphone.
    Aujourd’hui, une majorité de photos ne vit, malheureusement, que sur écran d’ordinateur, voire de téléphone. Dans ces conditions, point n’est besoin d’un matériel haut de gamme mais pour ceux qui souhaitent faire exister leurs photos sur des tirages A3 et plus, la question de la qualité globale du matériel devient importante.
    Personnellement je possède un réflex full frame mais aussi un bridge et le meilleur appareil est celui qui est le mieux adapté à la situation.
    Roland

  • Daniel C

    Petits appareils que tu nous montre MAIS … haut de gamme !

    Renseignez vous sur le prix de ces « petits » appareils et de leurs optiques, c’était pas pour le commun des photographes comme le fait remarquer fort justement Roland !

    Pour une fois je ne te comprend pas trop Anne laure, tu semble écrire qu’un appareil bien gros (comme un reflex) et des optiques couteuses ne sont pas nécessaire pour faire de bonnes photos.
    Soit, mais je trouve que les photos que tu montre ou la marque Leica domine, ne collent pas bien avec ton propos, c’est du haut de gamme que l’on voit là, mis à part le Pentax de Willy Ronis.

    D’autre part, l’équipement doit correspondre au sujet: Pour la photo humaniste, un petit appareil numérique peut suffire, je suis bien d’accord, mais essaye de faire de la photo animalière ou de la photo de sport avec un compact …

    Je dirais plutôt choisissez l’appareil qui va bien avec votre sujet, en montrant qu’il n’est plus nécessaire de nos jours de se ruiner pour acquérir un bon équipement, contrairement à l’époque de ces photographes dont l’équipement (il y a 50 ans ) coutait plusieurs SMIC, sans parler du travail en labo !.

  • Dany51

    Bonjour Anne laure,

    A moi aussi, on a dit que si je voulais faire de belles photos il fallait que j’investisse dans un réflexe…..ce que j’ai fait…..je ne le regrette pas, sauf que j’ai des douleurs aux mains, et que le poids de mes objectifs se fait de plus en plus sentir…..
    En outre, les photos sont à la base de ma passion première « le scrapbooking », alors elles ne restent pas enfermées dans l’ordi, et j’en profite pleinement….et si j’ai eu envie de me perfectionner en techniques photographiques, c’est justement parce que j’ai eu un réflexe entre les mains, et que j’ai eu envie de maitriser « tous les petits boutons » se trouvant sur celui ci…….
    Pour conclure, j’ai remarqué moi aussi que les appareils photos de ton article, n’étaient pas du « bas de gamme »….:)
    Bonne journée à tous

  • Crearine

    Bonjour,

    Je suis personnellement passée d’un bridge à un reflex, j’ai perdu en poids et en volume, mais alors j’ai gagné en rapidité!! Je reprends quelques fois mon bridge (dans mon sac de tous les jours) mais alors qu’est ce que la mise au point, le zoom, la prise de photo et l’enregistrement sur la carte SD sont looooooooooooooooooooooooooooooooooongs…
    C’est vrai que j’aimerai bien un appareil plus compact que mon reflex mais il faut quand meme pas mal mettre le prix pour avoir un appareil qui tient la route et qui met pas 15s à faire la mise au point (pour la faire dans les choux bien souvent en plus)!

    Jolis portraits!
    A+
    Karine

  • BOIS Patrick

    Bonjour,
    Lors d’une commande de prise de vues, si je sors mon reflex avec le gros objectif, ça va… les clients sont déjà contents… Si par choix, je sors mon lumix, horreur malheur, le doute s’installe et il faut faire preuve de pédagogie.
    Il semble me souvenir, qu’à l’époque de nos glorieux ancêtres photographes, la recherche d’un faible encombrement par rapport aux à l’ancienne technique, était une nécessité. Leica a proposé, en précurseur, un tel appareil. Et à donc révolutionné les conditions de travail de nos ainés.
    Aujourd’hui Leica capitalise sur son « image » haut de gamme chargée d’histoire, mais l’on peut aisément trouver sur le marché des outils qui vont encore plus loin dans l’idée du faible encombrement pour une qualité certaine. J’affectionne pour ma part, mes petits lumix, « chien fidèle » dans les poches, qui vient tout de suite quand l’image m’appelle.
    Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse disait Alfred de Musset, j’en reste à « l’ivresse du regard »!

  • Anne-Laure Jacquart

    Merci à tous pour vos réactions à cet article !

    J’espérais avoir indiqué clairement qu’il ne s’agissait évidemment pas d’une critique contre les reflex ni même les gros matériels d’ailleurs, mais d’une critique du fait même que ces matériels soient désignés comme indispensables pour faire de la photo sérieusement… J’espère qu’aucun d’entre vous n’a pris cet article à contre-sens. 🙂

    Je n’ai jamais dit, par contre, que l’on pouvait tout faire avec des appareils peu chers et bas de gamme même si je maintiens que l’on peut faire, et heureusement, des photos formidables, avec un smartphone ou un compact (et même des tirages, selon la résolution toujours galopante de ces matériels, en conditions de prises de vue optimales).

    Cependant, dans les photos ci-dessus, et même si je suis loin d’être une experte en matériel photo, on ne peut pas vraiment dire qu’il n’y a que des matériels onéreux et hauts de gamme. Les boitiers que je vois dans les mains de Sarah Moon, Marc Riboud et Saul Laiter (pour Guy Le Querec, je ne saurais dire…) se rapprochent bien plus du compact grand public de base que du Leica ! 🙂

    Pour ce qui est de Leica, je regrette de ne pas être plus calée en Histoire de la Photographie et notamment de ses matériels pour y répondre, mais j’imagine qu’à l’époque, la marque n’avait pas encore acquis tout le prestige qu’elle a aujourd’hui (comme le souligne aussi Patrick).
    Elle s’est mis à proposer de petits boitiers au milieu des appareils moyen-format et je ne connais évidemment pas les prix de vente mais les Leica n’étaient sans doute pas, à l’époque, plus clair que les Rolleiflex ?! Etaient-ils plus chers que les reflex ? (Petite précision : je ne compare pas les Leica de l’époque avec les smartphones ou compacts mais plutôt avec les hybrides que j’utilise qui, même s’ils sont des matériels différents, répondent un peu à une même demande de « boitier expert » léger et discret).

    Ainsi, si l’on peut regretter qu’il y ait moins eu, à l’époque, de matériels de prise de vue abordables qu’aujourd’hui (encore faudrait comparer les prix de vente, l’indice du coût de la vie etc.), on ne peut tout de même pas reprocher aux utilisateurs Leica d’époque d’avoir acheté un matériel à un prix conséquent. Encore une fois, je parle ici de petits appareils plus que d’appareils particulièrement abordables.
    D’ailleurs, les hybrides que j’utilise ne sont pas donnés, eux non plus, et peuvent même s’avérer plus chers que certains reflex. Car il est vrai que si l’on peut faire des photos avec n’importe quel boitier qui capte des images, on gagne souvent en opportunités et en confort avec un matériel plus évolué.
    Remarque qui sert encore mon propos puisqu’elle me permet de rappeler que ce qui compte, ce sont donc les fonctionnalités de l’appareil et non pas sa taille, son poids ou même le nombre de boutons qu’il comporte. 🙂

    C’est aussi ce que tu soulignes, Crearine, en évoquant le temps de mise au point, au déclenchement, pour l’enregistrement de la photo etc. avec tes différents matériels. Avec ton bridge, tu as un appareil volumineux et en plus poussif ! Dans ton cas, c’est le reflex qui te fait gagner en poids, en volume et en rapidité. Cela aurait été sans doute également le cas si tu étais passée à un hybride qui, contrairement à ce que l’on pense, sont eux aussi nerveux et réactifs, pour la plupart.

    Je dis trop souvent, comme Patrick, « Qu »importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse » alors j’avais retiré ce proverbe de mon article, pour une fois, histoire de ne pas trop donner l’impression que je passe mon temps à me répéter. 😉
    Vous connaissez cependant mon approche : éclatez-vous avec le matériel que vous avez ! Comme tout matériel, il a sans aucun doute ses défauts mais aussi ses qualités, l’essentiel d’entre elle étant qu’il est l’outil qui vous permet de faire des images. 😀

    C’est quand même sympa toutes ces images de photographe, un boitier à la main, non ? 🙂
    Je ne pensais pas spécialement proposer un article polémique mais juste sympa, en fait. 😉

    • Gabriel

      L’article est globalement très sympa et il est vrai que l’appareil ne fait pas le photographe.
      J’ai une grosse expérience de l’argentique et j’ai repris la photo depuis 1 an avec un Fuji X100
      parfait pour la photo de rue. Comme indiqué cela dépend de ce que l’on souhaite photographier.
      Leica a toujours été une marque prestigieuse réservée au pro. Bien plus cher dans les année 80
      à du reflex Nikon ou Canon.
      Merci pour ces jolies photos.

  • Brice

    Je pensais trouver un contre exemple en la personne d’Ansel Adams, et bien non, même pour le paysage on peut trouver des chambres passe-partout : http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/05/Ansel_Adams_and_camera.jpg

  • Roland

    Ne t’inquiète pas, Anne-Laure, il n’y a pas de polémique dans cette discussion, juste des différences de points de vue et… d’âge car, pour avoir commencé la photo au milieu des années 60, j’ai passé du temps à baver devant les Leica dans les devantures et, bien qu’ils soient de petits boitiers compacts, le prix et la qualité des résultat, pour l’époque, étaient stratosphériques.
    Ce que tu nous montre sur ton site est la meilleur preuve qu’il n’est pas nécessaire d’avoir un énôôôrme appareil pour faire de belles photos 🙂
    Bonne journée
    Roland

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci de me rassurer Roland. 🙂 Je ne suis pas une fervente amatrice de polémiques et je voulais m’assurer de n’avoir pas lancé de pavé dans la mare !…

      Ainsi le matériel plus abordable pour l’amateur était à l’époque les reflex et les Leica, plus petits, étaient beaucoup plus chers, c’est cela ?
      Le problème de Leica, c’est qu’on achète effectivement le prestige de la marque en même temps qu’un matériel de bonne qualité….

      On a de la chance, de nos jours, de pouvoir bénéficier de petits boitiers créés par des marques moins élitistes. 🙂

  • Eudes

    En effet, Leica domine que ce soit en M ou en monture a vis, et deja a l’époque, et depuis bien plus longtemps, ils ont toujours eu une aura particuliere.
    le M3 qui est apparu dans les années 50 est devenu un classique instantané ( surtout pour les utilisateurs de 50mm grace a son viseur légendaire)
    Et ils ont toujours été trés honéreux et haut de gamme

    Alors oui, on peut faire de la photo avec des appareils et smartphone bas de gamme, le dernier réponses photo en parle d’ailleurs tres bien avec d’excellents dossier sur le sujets.

    Ce qui est ressort c’est quand meme la maitrise absolu de l’outil, quel qu’il soit, et le talent de ces messieurs.
    Aujourd’hui j’imagine tres bien un photographe avec un petit appareil comme crédible. Les passionés le savent bien que ce n’est pas la taille et le prix qui compte qui compte (dixit un gars qui shoot en 1Dx en agence et en leica numérique en perso… pas tres crédible)

  • gérard

    toute une époque!
    le triomphe de LEICA c’est sur….
    un rêve mythique…

  • Floriane

    Merci Anne-Laure pour cet article-motivation, vos arguments/exemples/photos sont de véritables moteurs d’inspiration pour la photographe débutante que je suis. Je lis en ce moment votre fameux « Composez, réglez, déclenchez » (qui m’a été offert à la Saint-Valentin) et grâce à vous je vois mes photos évoluer de jour en jour!

  • Elisabeth

    Tes photos sont la preuve qu’il ne suffít pas de posseder le meilleur/ le plus cher du materiel photo pour faire de superbes photos. Point. Tu possèdes cependant des optiques de qualité, ce sur quoi il ne faut pas economiser.
    Je remarque que l’encombrement est un problème pour beaucoup de personnes possedant un reflex. Je trouve dommage que mes amis ne sortent pas leurs appareils plus souvent, des appareils qui pourtant m’interesseraient de voir en action de part leur belle reputation… Moi, j’ai mon hybride même au boulot 😉 Merci A-Laure

  • Pascaline

    Je crois que ce qu’Anne-Laure voulait souligner, c’est que ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe 😉 Moi aussi on me dit souvent « oh j’aimerais bien avoir un appareil comme toi pour faire de belles photos » et ça me fait sourire :)Je pense pour ma part qu’un bon photographe est capable de sortir une bonne image avec n’importe quel appareil (et quand je dis cela je ne m’inclus pas dans le lot!) . Certes, il y aura certainement une différence de rendu en terme de piqué et de gestion du bruit entre un appareil haut de gamme et un téléphone portable (quoique maintenant les téléphone s’en sortent plutôt pas mal…) mais est-ce qu’une image ultra nette et exempte de bruit est forcément une image réussie, je n’en suis pas sûre… Ce qui fait la différence selon moi c’est plutôt la maîtrise de la composition et de la gestion de la lumière avant tout !
    C’est pour cette raison que je troque de temps en temps mon reflex pour mon portable, histoire de m’obliger à mettre de côté la « grosse machinerie » et plutôt me concentrer sur l’agencement des éléments dans l’image… C’est très formateur !
    Et ça ne m’empêche pas de faire des photos pourries aussi bien avec les deux 😉 hi, hi

  • Tecky

    Bonjour,

    Je suis tout a fais d’accord, il ne suffit pas d’avoir un beau/gros appareil (il n’y a rien de sexuel dans mes propose 😉 ) pour avoir un beau resultat. Attention je ne dit pas non plus que le resultat est meilleur avec une petit boitier, je dis juste que 9 cas 10 il n’est pas necessaire d’avoir un reflex.

    Pour ceux qui ne connaissent pas je vous invite a visionner sur Youtube les videos DIGITALREV : Pro Photographer, Cheap Camera Challenge, ou des photographes professionnels doivent troquer leurs matos contre du Materiel « BAS » de gamme. Ils doivent ensuite s’en servir pour faire un shooting photo (Streetphoto, studio, strobe etc….).

    Quand les gens me demandent, de leur recommander un appareil, ils veulent souvent un reflex, et au final, je leur recommande un Compte Expert :
    – Canon G16, S120 G1X pour les plus exigent (d’ailleurs Sarah Moon sur la photo a un G9)
    – Fuji X10-X20 et X100 pour les plus exigent
    – Nikon P7700, P7800, et A pour les plus exigent.
    Souvent, ils me repondent : mais je t’avais dit un reflex …et je leur demande ce qu’ils veulent faire avec , et 9 fois sur 10 les compacts expert conviennent.
    Régulierement ils en sont satisfait.
    Ceux qui ne m’ecoute dans ce que je leur ai proposé prennent un reflex entrée de Gamme (Souvent quasiement au meme prix que les Compact expert), ils s’en servent 6 mois (voir juste le temps d’un voyage) ensuite le mettent au placard parce que c’est lourd, sa prends de la place, les objectifs sont couteux.

    J’ai moi même recemment fait 3 jours a BERLIN avec seulement un Canon G12 et un Argentique CONTAX TVS qui sont 2 compacts. Et je dois avouer que je prends de moins en moins mon reflex.
    Canon G12
    http://www.flickr.com/photos/teckytony/sets/72157638558628534/
    Contax TVS
    http://www.flickr.com/photos/teckytony/sets/72157638738699486/

    J’ai quelque compact argentique que j’adore, et avec lesquels je trouve que le resultal est meilleur que mes reflex argentique (OLYMPUS XA2, CONTAX TVS, MINOX 35 GT)

    PS : Mon petit appareil que je balade partout en ce moment avec moi c’est le MINOX 35 GT, il ne quitte pas mon SAC
    PS 2: Je comprends aussi tres bien que devant un client, se pointer avec un G12….c’est tres moyen !!! LOL !!!

  • Le dauger

    Peu importe le contenant c’est le contenu qui importe ; tout est dans l’œil et question de mise en scène, la technique ne vient aider que les novices ou les feignants :-0 ;-D

  • Michel

    Bonjour,

    Vous nous parlez des petits boitiers utilisés par les Grands photographes c’est intéressant. Pourriez vous nous faire un petit article sur les focales utilisées par ces mêmes Grands photographes.

    Merci

    Michel.

    • Anne-Laure Jacquart

      Michel, je suis désolée mais je ne connais pas suffisamment ce sujet pour en faire un article.

      On dit que les photographes de cette époque utilisaient surtout des focales fixes, en 35 mm et 50 mm notamment, mais je n’étais pas là pour le voir, malheureusement.

      Il doit bien y avoir des articles là dessus sur la toile. 🙂

  • Daniel C

    Je ne voudrais pas moi non plus lancer une mauvaise polémique, je regrette l’absence d’un auto portrait d’Anne laure avec son petit hybride, excellente preuve que l’on peut se passer d’un gros reflex !

    Pour en revenir aux appareils Leicas, ils étaient les meilleurs boitiers utilisant les films 24×36 mm (dit FF full frame à l’époque du numérique), grâce surtout à la qualité de leurs optiques (35 mm ou 50 mm).
    De sa création jusque dans les années 1980, un Leica était un petit appareil de luxe tres couteux, et les reflex moins chers coutaient tout de même plus d’un mois de SMIC, c’était une autre époque
    Mais peu importe l’argent, ce qui je pense va dans le sens d’Anne Laure et est à retenir à propos de ces appareils au format 24 x 36, c’est qu’à leur début (vers 1940), ils ont été mal accueillit par les photographes « classiques » qui utilisaient des appareils moyen format avec des négatifs d’une surface faisant plus du double de ces « petits appareils format 24×36.
    En conséquence la qualité technique de ces petit appareils comme les leica était moindre que celle des appareils moyen format utilisés encore par la majorité des photographes de l’époque qui critiquaient la qualité technique de ces premiers « petits » appareils.
    Les grands photographes comme Cartier Bresson ou Franc Capa ont eux utilisé ces appareils pour leur petite taille et leur coté pratique pour la photo de rue ou en reportage.
    Par exemple: Franc capa est en route pour les plages du débarquement avec les troupes américaines le 06 juin 1944, à bord du navire de transport des troupes il commence tranquillement son reportage à bord durant la traversée avec un appareil moyen format (assez gros donc) pour réaliser quelques portraits avec un beau modelé et c .. Mais pour se jetter à l’eau sur les plages du débarquement au milieux des soldats, alors là il prend un « petit » appareil format 24X36.
    La qualité technique des photos était moins bonne ? peu importe mieux valait avoir LA PHOTO que rien.

  • carla b

    j’apprécie beaucoup cet article et comprends tout à fait son fond… je trouve très juste de dire que ce n’est pas l’appareil qui fait la photo, mais bien celui derrière l’objectif qui cadre, règle sa vitesse ou sa profondeur de champ, déclenche au bon moment…. et quel que soit l’appareil qu’il tient, s’il maitrise son image et son appareil cela se ressentira… de même pour le logiciel qui permet de développer la photo, car de tous temps il a fallu passer par la case « développement »! une chose est sure, et je trouve que tu le soulignes très bien et le rappelle souvent: le meilleur appareil est finalement celui qu’on a sur soi à l’instant où l’on veut faire la photo! suis ravie de voir tous ces autoportraits, dont certains que je ne connaissais pas … merci 😉

  • Plume et Zoom

    C’est l’évidence même car ce n’est évidemment pas l’appareil qui fait le photographe. C’est comme croire que quelqu’un qui ne sait pas dessiner saura faire des chefs d’oeuvre avec de bons pinceaux de professionnels…
    Je pense surtout qu’il faut se procurer le matériel avec lequel on se sent à l’aise. J’utilise les deux, le reflex quand je suis seule et dans la nature, le compact pour faire de la photo de rue ou quand il y a foule.
    La seule chose à retenir, c’est de ne pas acheter pour avoir de suite de belles photos, non, acheter selon l’utilisation qu’on veut en faire, etc. Mais dans un cas comme dans l’autre compact, reflex ou hybride, le talent, lui,ne s’achète pas.

  • Bernard Jolivalt

    Je compte bien acheter un stylo Mont-Blanc afin d’obtenir le prix Goncourt…

  • De Cant Robert

    En chasse type « snapshot » j’ utilise le x100 de Fuji, compact « expert », avec des résultats supers , pour des reportages style visite des Reines à Child – Focus, là je sort l’ artillerie lourde, réflex full format, gros caillou etc…

  • Claire DEFOSSE

    Bonjour à tous, photographes inspirés et talentueux !
    J’aime beaucoup cette galerie de portraits de photographes !
    Oui ! Il est bien connu que c’est l’œil du photographe qui fait LA photo, et non le matériel léger, volumineux ou compact !
    La bonne photo ? Serait-ce celle que l’on a plaisir à regarder tout simplement, celle qui nous questionne ou nous apprend quelque chose sur nous-même ou sur les autres ? Celle prise à la chambre, avec son téléphone, au Leica ? Celle prise en équilibre accroché dans les airs, ou … ? Vaste sujet !
    On peut aussi faire une bonne photo avec un appareil ordinaire, de qualité médiocre. Le Lomo si particulier, et même un appareil jetable permet aussi de faire des images, d’avoir des styles d’images intéressants…
    Certains s’accrochent vraiment à l’aspect technique, et c’est quelque chose qui m’étonnera toujours.
    Nos perceptions et sensibilités nous invitent à utiliser l’outil qui nous correspondra le mieux car finalement un appareil photo est un outil. Tout dépend de ce que l’on cherche. A nous de trouver l’appareil que l’on va maîtriser complètement, celui qui est le prolongement de notre main et de notre pensée. On a le choix, et ce n’est pas fini !

  • Anne-Laure Jacquart

    Un grand merci à tous pour ces passionnantes interventions !

    Je n’ai rien de spécial à ajouter mais je vous lis avec attention tout en rêvant à mon infusion avec Cartier Bresson 😉 (tout en faisant des rimes en « on » 😆 )

    Merci d’intervenir, c’est tellement sympa quand chacun amène sa petite pierre à l’édifice ! 🙂

  • Philippe7

    Ne t’inquiète pas, Anne-Laure, c’était sympa de nous montrer des images de grands photographes avec leurs appareils en main.

    Juste un petit commentaire :
    Iil ne faut pas se faire d’illusions; la majorité d’entre-eux se promenaient avec des appareils « au top » pour l’époque.
    Par exemple, le Leica de Cartier-Bresson , ou le Rolleiflex des débuts de Doisneau devaient coûter à peu près le même prix qu’un Leica ou qu’un Réflex pro Nikon ou Canon d’aujourd’hui, donc dans les 4000 ou 5000 Euros .

    Certes, les boîtiers étaient « physiquement » plus petits que maintenant, mais les bons étaient chers.

    Et puis, pendant que Cartier-Bresson ou Willy Ronis faisaient des photos de légende avec leurs Leicas compacts, d’autres comme Ansel Adams faisaient des paysages avec une chambre grand format de plusieurs kilos.

    On ne peut pas comparer les époques, trop de paramètres diffèrent; par contre il serait intéressant de connaître (à part toi) quels sont les photographes actuels, pros et publiés, utilisant des petits compacts ou des hybrides.

    Je sais qu’au Japon des photographes talentueux et reconnus utilisent des compacts, genre Ricoh……

    Cordialement.

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci, Philippe, pour ton intervention. 🙂

      A nouveau, sincèrement, ce n’est pas une histoire de coût.
      Cela ne me choque pas que HCN ou Doisneau aient eu pour 4000 ou 5000€ de matos. Après tout, c’était leur métier et beaucoup de créations d’entreprise coûtent plus cher que cela.

      La plupart des photographes pro d’aujourd’hui ont pour beaucoup plus cher dans leur sac photo et pour des images qui ne feront sans doute pas le tour du monde comme celles des auteurs cités !

      Je ne dis pas que ces grands photographes se contentaient de peu, faisaient du cheap avec leur petit boitier, de la photo de Monsieur Tout-le-monde etc. car effectivement ce n’était pas le cas (mais, comme aujourd’hui, Monsieur Tout-le-monde avait lui aussi parfois un appareil qui coûte un bras !!). Simplement qu’ils ne ressentaient pas le besoin d’avoir un gros appareil. Qu’ils avaient choisi, pour certains, le compromis d’un capteur plus petit (24×36 mm plutôt que 6×6 cm) pour avoir un appareil plus maniable, un rapport différent à la prise de vue comme le décrit Alessandro, ci-dessous.

      Je me demande si ce qui ne nous fait pas le plus tiquer, c’est que ce soit du Leica, plus que le prix supposé de certains des appareils présentés. 🙂
      Parce que Leica a une connotation un peu snob, alors que l’on voudrait voir ces photographes comme des « photographes du peuple ».
      Comme quoi, l’un n’empêche pas l’autre et encore une fois, ce n’est pas le matériel qui fait le photographe. 🙂 Je pense que ces photographes optaient pour du Leica, à l’époque, non pas parce qu’ils étaient snob mais parce qu’il s’agissait d’appareils très qualitatifs de petite taille, ce qui leur correspondait.

      Il serait aussi intéressant de savoir à quelle fréquence certains de ces photographes changeaient de boiter. 😉
      Car aujourd’hui, non seulement un reflex full frame + objectifs associés, pour un pro, reviennent à plus de 5000€ mais en plus l’obsolescence numérique et la nécessité supposée d’avoir toujours un boitier dernier cri (pour faire pro et crédible) induisent de le renouveler tous les 2 ou 3 ans !… N’est-ce pas plus snob encore que de s’acheter un Leica ?!

      Philippe, peut-être penses-tu à Daido Moriyama ? 🙂

      Il y a d’autres photographes pro actuels qui utilisent des petits boitiers, mais davantage dans la veine « photo artistique » que pour de la photo « commerciale », il me semble. En reportage, toutefois, certains en utilisent mais peut-être pas comme seul boitier. A voir. 🙂

      Personnellement, j’étais assez fière, il y a quelques temps, lors d’un reportage pour les cognac Martell, de pouvoir assumer d’utiliser alternativement mon reflex et mon hybride (ce serait maintenant, je ne prendrais sans doute que l’hybride !! 😉 ). Notamment pour faire des photos à la cool en soirée, en peu façon coulisse, comme je n’aime pas me limiter aux évènement purs, c’était parfait. Décontraction, et efficacité. 😀

  • Alessandro

    Hi! I’m Alessandro from Instagram 🙂
    As I wrote you there, with my new micro4/3 (GM1, like you), I’ve discovered a new way of shooting.
    Before it was like « ok, today I wanna shoot at that particular thing, let’s take the dslr, lenses, ecc, and go ». The downside was of course that I’d lose so much things I could take a picture of, because you can’t really plan what you’re going to see in a « normal day ».
    Now it’s like « no matter what I’m seeing today, I’ve my « 3rd eye » with me.
    Besides that, the new way of shooting is also given by the size. It’s a more « socially accepted » size of camera, that doesn’t put people on « oh my god he’s taking serious pictures of me » mode. I think small camera are the perfect camera for so many occasions, especially for urban and social shooting.

    In my opinion the camera is just a tool for a photographer; bigger doesn’t imply better.
    Of course a QUALITY camera is needed for better results (like dynamic range, digital noise, ecc), but it’s not the only thing that makes a photo looks wonderful. We’re lucky enough to have really small digital camera that now have big sensors, nice lenses and everything, so I don’t see that much of a difference with a big DSLR.

    We just gotta go out there, and shoot 😀

    • Anne-Laure Jacquart

      Alessandro, sorry, I just realized that I didn’t answer yet!…

      Thank you so much for your comment. It is so amazing to know that you just discovered this new way of shooting with a small camera!! 😀
      Now, you can understand why I quite didn’t shoot with a DSLR for years…. because I love so much this spontaneous way of shooting, serious and not serious in the same time !

      Et pour les non anglophones, Alessandro dit que grâce à son hybride, le Lumix GM1, qu’il a acquis récemment, il a réellement découvert une nouvelle manière de photographier qui ne l’oblige pas à se dire un jour particulier « bon, aujourd’hui je vais faire des photos. Je prends mon reflex, mes objectifs etc. ». Il peut à présent capter ce qu’il voit les « jours normaux » et a l’impression d’avoir toujours avec lui, désormais, son 3ème oeil. 🙂

      Il trouve aussi que la taille de l’appareil permet que celui-ci soit davantage « socialement accepté », les gens ne pensant pas « Houlààà il est en loin de me prendre en photo sérieusement !… ».

      La qualité est importante mais ce n’est pas la seule chose qui fait la réussite d’une photo.
      De plus, nous avons la chance, à présent, de pouvoir bénéficier de petits appareils avec de grands capteurs, de bons objectifs etc. ainsi la différence avec un reflex est considérablement réduite.

  • Patrice BUCHER

    Si vous le permettez, je vais ajouter mes propres réflexions basées en partie sur mes observation et mon expérience. Je suis totalement en phase avec Anne Laure même si je suis loin d’avoir son talent. Aujourd’hui, la qualité des hybrides et optiques associés devient telle qu’on peut se passer de reflex si on évolue dans la photo artistique, voire de reportage. Non seulement on peut s’en passer, mais c’est un avantage certain d’être équipé léger et futé. On passe inaperçu, ou presque, on est maniable et les horizon créatifs s’ouvrent car on est pas bloqué par le matos. Mais comme tu le disais AL, si on arrive (sans s’appeler ALJ) à un mariage ou une autre mission avec un hybride et un 35 dessus, tu vas devoir te justifier.

    L’autre question (en passe d’être réglée ?) est celle des tirages avec petit capteur : tant qu’on reste sur la toile ou dans des formats qu’on voit dans tes livres didactiques, évidemment pas de soucis. J’ai une expo en mai, j’avoue avoir un peu de crainte à découvrir les tirages … Mais qu’est-ce que ça donne en 60 x 40 ?

    J’ai assisté lundi après l’AG de la corpo à une démonstration Fuji sur leurs boîtier et notamment leur X-T1 qui va sortir (on a essayé les protos) avec toutes les optiques, écran orientable (très utile en photo artistique) … capteur APS-C X-Trans sans filtre PB (superlatif) et tout et tout … j’imagine que Le GX-7 Pana est dans la même veine etc …. Perso, j’utilise un PowershotCanon S100 qui me libère … je dis bien : me libère… du reflex pour tenter d’être créatif. Mes meilleures photos ont été faites avec. Maintenant, l’idéal, pour l’instant, reste le réflex + l’hybride. Problème : un hybride dit expert (donc de qualité) (avec quelques optiques pas forcément les mêmes que celles du réflex hélas) coûte presque aussi cher qu’un réflex FF dit amateur (je rigole) comme le Nikon D610 … Merci pour les photos AL, c’est sympa de les avoir partagées, merci aussi pour ton travail qui est une inépuisable source d’inspiration pour tous les photographes …. qui souhaitent évoluer …

    PS : à voir aussi – pour changer de Doisneau, Cartier Bresson et les autres, les photos de Vivian Maier … http://www.vivianmaier.com … morte dans la misère en 2009 sans avoir connu la moindre reconnaissance, et il était temps que les femmes soient enfin considérées dans la photo au même titre que les hommes, surtout qu’à mon sens, elle ont généralement bien plus de sensibilité, donc de talent artistique, que nous autres 😉

    • Anne-Laure Jacquart

      Patrice, merci pour ta contribution ! 🙂

      A quoi est liée ta crainte des tirages avec « petit capteur » ? Parles-tu bien de sa taille ou plutôt de sa résolution ?
      Pour faire un grand tirage, la résolution importe mais le fait que le capteur soit éventuellement un peu plus petit que celui d’un reflex ne me semble pas un souci.

      Il faut, de plus, toujours garder en tête que les grands tirages ne sont pas faits pour que l’on colle son nez dessus à la recherche de défauts 😆 mais pour être regardé d’un peu plus loin que les petits. 😉

      C’est super que ton powershot « te libère » du reflex, comme tu dis ! 😀 Cette remarque est dans la même veine que ce qu’évoque Alessandro.
      C’est fou de savoir que tes meilleures photos sont faites avec le compact, mais cela ne m’étonne pas. 🙂 Tu n’arrives vraiment pas à transposer cette approche plus décontractée de prise de vue au reflex ?!

      Euh, personnellement je n’ai jamais acheté un hybride expert aussi cher que le Nikon D610 qui en plus est boitier nu ! Cela coûte tout de même environ moitié moins !! 😮 (je ne parle pas des full frame évidemment mais si l’on a un plein capteur dans un plus petit boitier mais pour le même prix, c’est génial aussi, non ?!)

      Merci pour le lien vers les photos de Vivian Maier. 🙂

  • Jean-Pierre

    Bonsoir Anne-Laure, en commençant un peu plus sérieusement la photo en 2009, j’ai commencé par lire des magazines, fouiller sur le net, et résultat des courses l’appareil à avoir était un reflex. Donc j’ai suivi la donne, je suis pas du tout déçu du matos mais au bout de 3 ans de bons et loyaux services je me rends compte (de moi-même) qu’il prend de la place dans la sacoche. Alors en lisant cet article ça me conforte dans cette idée que nous pouvons faire de bonnes images avec un boîtier de taille honorable, et je pense aussi à ces photographes du temps de Cartier-Bresson qui n’avait pas la technologie de nos jours et faisaient des images digne de ce nom, cette pensée je l’ai toujours eu même avant d’être en possession de mon reflex et pourtant j’ai un reflex. Ma réflexion me donne cette réponse que nous suivons une mode, et nous laissons de côté notre petite voix intérieure, mais là c’est ma p’tite voix qui parle!! Bravo Anne-Laure pour cet article très très intéressant!

    • Anne-Laure Jacquart

      🙂 🙂 🙂

      Merci de laisser parler ta « p’tite voix » sur ce site, Jean-Pierre ! 😉

  • ricco delestaque

    bonjour,
    j’ai vu et lu les commentaires
    je voulais préciser que si ces photographes bien connus étaient bien équipés, il faut dire aussi que la photo est ou était leur métier, qu’il est normal d’avoir un bon appareil, et qu’un Leica on l’a pour des années, qu’ils ne cédaient pas à l’inflation galopante du matériel d’aujourd’hui, qu’il n’y avait pas tant de matériels qu’aujourd’hui, c’était un outil de travail sans plus
    mais si on voit W Ronis avec un Pentax, j’en ai connu de ce modèle avec une optique exceptionnelle, toujours le même débat et le faux débat du matériel, pour moi absolument stérile, sans fondement, moi je me fiche du matériel, je pars avec n’importe quoi en argentique, je m’en fiche.
    j’ajoute que j’ai été dans le métier de la photo toute ma vie, mais pas en prise de vue, en labo
    un leica, qu’est ce que ça va apporter de plus ? une otique un peu meilleure, et alors, est ce là le plus important
    je lis des choses étonnantes et qui sont dues à ces dérives du numérique, qu’avec tel nombre de pixels on ne peut pas faire plus qu’un A3
    on faisait des affiches 4 x 3 avec des formats 20 x 36 et de l’Ektachrome, seulement maintenant on ne regarde pas une photo à la distance d’examen normale mais au compte fils, je trouve que la plupart des gens aujourd’hui devraient se lancer dans la microscopie plutôt que la photo
    j’ai fait il y a quelques temps un 80 x 120 d’après une vue d’un Sony R1 et c’est parfait à distance d’examen
    j’ai aussi un Vest Pocket quasiment neuf !

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci pour ta contribution Ricco ! 🙂

      Je te rejoins tout à fait sur ces différents points.

  • Franck

    Bonjour à tous…

    débat animé…très intéressant.
    Il y a 5 ans, j’ai rejoins le club des COI ( compacts objectifs interchangeables) Mes épaules et mon cou n’en pouvaient plus de porter des kg. ( je ne suis plus tout jeune)
    Et si l’appareil rejoint un sac où il a une petite bouteille d’eau, un ti pull.. et je vous laisse finir la liste. Ce n’est plus possible.
    En faisant le calcul, mes photos c’est 85 % max à 100/ 110 mm. Du coup, j’ai même abandonné le gros zoom..18-200.
    Maintenant l’ ensemble est passé de 1.6kg à 800 gr !
    Mon kiné boude car il ne me voit plus.
    Merci à Patrice Bucher de rappeler Viviane Maier, super photographe inconnue jusqu’à peu ( en tout cas pas de son vivant, elle était nounou) surement le talent d’un Doisneau.
    Elle faisait ses photos de rue au Rolleiflex ,que N&B puis passé au Leica ( en même temps à la couleur) vers la fin de sa vie .
    Je l’ai redécouverte lors de la récente expo à Tours..grande claque photographique.
    A voir aussi dans son village de Saint-Julien-en-Champsaur, dans les Alpes où elle avait une famille française.

    Merci Anne Laure pour votre site et bonnes photos aux forumeur (e)s

  • Claude Germerie

    Bonjour à tous . Je tombe par hasard sur ce site et je m’amuse beaucoup de ces discours sur le matériel photo et les « grands »
    photographes . Alors laissez moi faire une petite mise au point . Photographe pro depuis 1968 ces propos sur le matériel nous aurait bien fait rire avec les collègues de l’époque . Le matériel s’appelait « les clous » et on lui demandait seulement de faire le job , d’ailleurs ne sortait une nouveauté que tous les dix ans . De plus être photographe voulait dire professionnel , les amateurs étaient dans un autre monde avec leur matériel et chacun était de ce fait à sa place .Le matériel pro valait une petite fortune un Leica: 3900 francs de l’époque soit plusieurs mois de salaire d’un ouvrier , c’était l’appareil des médecins fortunés . Dans beaucoup de média le 24×36 était interdit . 6×6 minimum en reportage. Avec une pellicule de 12 vues il fallait savoir cadrer . Avoir du métier en somme . Hors de question alors d’avoir des zozos avec leurs smartphones dans les pattes en reportages . Il est vrai qu’avec la technique embarquée chacun s’est senti pousser des ailes photographiques . Mais le métier c’est Dieu merci autre chose que du matériel . Vous demandez vous quelle est la marque du marteau dont se sert le couvreur ou le charpentier sur son échafaudage ?? . Le monde à changé et la forme remplace le fond à la télé on fabrique même des « chanteurs » , enfin presque . Je reviens du Salon de la photo et ses amateurs qui se montrent leur plus gros zoom ( allo docteur Freud !!) la valise photo la plus imposante en prime … Pensez vous qu’un chauffeur poids lourd sort le week- end avec son 38 tonnes ?? . Parlons moins matériel et plus image cela devrait je j’espère faire remonter le niveau car 95 % de ce que je vois sur le net est désespérant . Commencez par prendre une focale fixe , les zooms c’est pour le cinéma . Matos standard de l’époque 35 mm pour 90% des cas .
    J’ai toujours mon Rollei et mes Leicas et même mes Nikon F ils tournent toujours comme des avions . Les vieux soldats ne meurent jamais .
    Bien à vous …

    • Anne-Laure Jacquart

      C’est justement pour ne parler que de création d’image que l’on porte un petit appareil en bandoulière, facile à porter et à oublier, mais là quand il faut pour « faire le job ».

      Et quand on en parle, c’est juste pour se rappeler qu’il y a tellement mieux à faire que d’en parler. 🙂

  • Carré

    Je ne peux que te suivre avec mon compact 😉

  • Michel Mottard

    Bonjour, juste un mot. N’oublions jamais qu’aucun appareil photo n’est efficace sans le photographe……

  • Augustine_brody

    Bonjour, votre billet me fait penser à une anecdote récente vécue lors d’un cours de photo. Chaque participant se présente, son appareil posé devant lui…et là je me suis sentie très seule..9 reflex, imposants, rutilants pour certains, face à mon petit compact lumix (meme l’objectif leica se faisait discret)..le prof a alors saisi mon regard un peu perdu, et m’a dit tout bas, avec beaucoup de bienveillance  » vous savez, ce n’est pas dans les plus belles casseroles, que l’on fait les meilleurs plats »…
    Je continue mes cours, et j’y prens beaucoup de plaisir..

  • Alex Aina

    Enchanté Anne-Laure. Je découvre ton blog (et tes photos) aujourd’hui: très sympa!
    Pour info l’autoportrait de Guy Le Querrec est fait au Leica… et à la Tri-X, comme toutes ses photos.
    Le talent d’un photographe relève plus de son regard que de son matériel, merci de nous le rappeler. Donnez-moi un Leica M et je ne concurrencerai pas HCB ni ne ferai de meilleures photos qu’avec mon compact Ricoh GXR ou mon excellent hybride µ4/3…
    Bernard Plossu photographie toujours avec son vieux 50mm sur un antique Nikon argentique qui ferait se gausser tous les pseudos-photographes branchés, mais avec quel talent!!!
    Concernant les focales utilisées par les photographes de rue célèbres, pour répondre à la question posée par une lectrice, ce sont essentiellement le 50mm (typiquement HCB et Plossu) et le 35mm qui prédominent (Doisneau, Ronis, Dieuzaide…) , suivies sans surprise par le 28mm (Winogrand). Plus tard le 24mm fut plutôt utilisé par les reporters. L’ultra grand angle type 16 ou 17mm était fort rare et utilisé en paysage (JL Sieff) ou détourné pour certains portraits célèbres (Lucien Clergue). En matière de téléobjectif son emploi était beaucoup moins fréquent et ne dépassait généralement pas le 90 voire le 135mm.

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci beaucoup, Alex, et bienvenue ! 😀
      Un grand merci pour toutes les précisions techniques / historiques. Whooo. 😉

  • Alex Aina

    J’en profite pour signaler un photographe contemporain assez peu connu du grand public dans cette lignée des photographes humaniste: Patrick Bard.
    J’ai beaucoup apprécié, dans les années 90, son livre « La banlieue des 4 dimanches » que je vous invite à découvrir si vous aimez ce style.

  • Basile

    Commençons par comparer ce qui comparable…Un photographe nul avec un équipement de luxe fera moins bien qu’un bon photographe avec un mauvais compact! OK c’est une évidence…
    Ceci dit je pense que la question n’est pas là…Quand on voyage léger et dans les situations de tous les jours un Smartphone de dernière génération fait aujourd’hui l’affaire, il est très léger et peut être emporté partout dans n’importe quelle situation, on le met dans une poche de pantalon c’est tout.
    Là où j’ai un problème avec la plupart des commentaires précédents, c’est que pour des situations pareilles, même un Leica ou un compact hybride est trop gros…En fait tout ce qui ne se met pas dans une poche de pantalon est trop gros….
    Alors que je me promène avec un compact expert et 2 ou 3 objectifs que je ne sais pas où mettre, ailleurs que dans un sac, ou avec un réflex la différence n’est pas bien grande. Me promener en rue avec 2 Kg encombrants ou 1 Kg encombrant pour moi ne fait pas grande différence, sauf qu’avec un réflex j’ai l’avantage de voir l’image que je photographie….
    Ce que je veux dire c’est que soit je pars photographier ET équipé d’un reflex avec le moins d’encombrement possible, bien sur, mais sachant que cela restera toujours une gêne quelque part, soit je ne prends rien, c’est à dire uniquement mon Smartphone et je me contente des images d’opportunité déjà de très bonne qualité et exploitables…
    Je ne vois donc pas l’utilité d’un appareil « moyennement encombrant » qui ne fait pas beaucoup mieux qu’un Smartphone…
    D’ailleurs les vendeurs de matériels vous le diront, les compacts hybrides et autres se vendent de moins en moins car supplantés par les Smartphones, alors pour moi il ne reste pas beaucoup d’alternatives si on veut vraiment aller plus loin en photo avec des capteurs FF et de la haute sensibilité pour des belles photos en faible lumière et SANS flash intrusif…

    • Anne-Laure Jacquart

      Basile, merci pour cet avis ! 🙂

      Personnellement, je trouve que mon matériel hybride est nettement plus léger et moins encombrant qu’un reflex et qu’il m’amène tout de même pas mal d’opportunités qui me manqueraient avec un smartphone, notamment la faible profondeur de champ, bien sûr, mais aussi la possibilité de changer de focale.

      Mon GM1 + un objectif fait environ 300 grammes (selon l’objectif choisi), je peux rajouter un objectif pour entre 55 et 110 grammes, on arrive à tout casser à 400 grammes, batterie comprise, avec 2 objectifs.ça me semble pas mal.
      Le Canon EOAS 6D fait 755 grammes boitier nu. Sans batterie ni objectifs. Je vois quand même une différence. ☺️

      Mais s’il existe presqu’autant de matériels que de photographes, c’est pour que chacun trouve ce qui lui convient !
      Un équipement reflex / smartphone utilisés alternativement selon les situations peut sembler parfait pour certains. ☺️

  • Fabien

    Votre blog est très intéressant, je vous en félicite. Je souhaite juste apporter mon avis sur la marque Leica que je connaissais peu jusqu’à maintenant. Comme je suis myope et peu fortuné, le Leica M n’a jamais attiré ma convoitise à cause de sa mise au point par télémètre et de son prix élevé.
    Cet été, j’ai eu la chance d’essayer un Leica Q pendant plusieurs jours et là, la révélation! Il correspond presque à tout ce que je recherche comme appareil complémentaire à mon réflex Canon que je ne peux pas enmener partout tous les jours: compact, léger, autofocus, simple d’utilisation, silencieux, qualité d’image époustouflante et quel plaisir à utiliser!
    Je ne suis pas professionnel, mais je pense que se sentir à l’aise avec un appareil, jusqu’à l’oublier pour se concentrer sur la photo, doit permettre de s’améliorer et produire des images sympas. C’Est certainement pour cette raison que des grands noms de la photographie que vous citez utilisaient un Leica. Dommage que la focale du Leica Q (28 mm) ne me convienne pas, peut-être par manque d’habitude. Si Leica sortait un appareil du même type équipe d’un 50mm, je l’achèterais sans hésiter. Je voulais juste apporter cet avis sur Leica mais il y a surement d’autres marques qui proposent des appareils du même type.

  • Eric Pilet

    Je suis amateur et utilisateur de leicas j’utilise principalement le vlux114 mais que j’utilise comme j’utilise mes M en priorité ouverture, avec la combinaison du modernisme et des habitudes de prises de vue au telemetrique.

    J’ai donc ainsi un appareil moderne utilisé comme un modèle ancien avec le reflex de l’hyperfocale, je vous invite quel que soit votre matériel à prioriser la priorité au diaphragme, pour ainsi comprendre pourquoi ces illustres ancien choisissaient les fameux M

  • dadi photographier

    je suis d’accord avec tout ce que tu dis un bon photographe et pas besoin réflexe a 2000 euro pour fére de la belle photo

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