Eveillez le Sherlock qui est en vous !

La semaine dernière je vous ai fait, en quelque sorte, visiter les coulisses de certaines de mes prise de vue, celles des photos « Encadrée » et« Les collants de Julie ». Je vous ai décrit mes repérages, ma quête de sujets, ainsi que la manière dont j’essaie de faire concorder différents éléments du décor pour concevoir une photographie…

Dans le prolongement de ces mises en ligne précédentes, j’ai eu envie de vous parler un peu plus de la réceptivité visuelle. 🙂

 

La réceptivité visuelle

Commençons à la racine des choses, à leur point de départ.
Selon moi, la première qualité du photographe consiste à être capable de voir. C’est à dire à être visuellement réceptif.

Il s’agit de savoir repérer des choses dans le décor qui nous entoure. Sans forcément s’attarder, si l’on n’en trouve pas directement l’utilité, mais juste remarquer et noter les caractéristiques de ce qui pourrait bien être un sujet potentiel !
N’hésitez pas à développer une sorte de réflexe de repérage. « Jolie couleur ce canapé… » « Tiens, le ciel se découvre » « La matière de cet objet prend bien la lumière… » « Cette femme remet ses cheveux derrière son oreille toutes les 10 secondes… »

 

Quel rapport avec Sherlock Holmes, me direz-vous ?!

Les indices, bien sûr ! Ainsi que l’art de la déduction, celle de faire des liens entre des éléments apparemment distincts au départ mais qui soudain concordent et s’accordent.

Car repérer des choses, et si possible un maximum d’éléments, c’est bien, mais le plus important consiste à repérer les « indices visuels » qui vont nous être vraiment utiles, ceux qui peuvent s’associer à d’autres pour prendre du sens. Un vrai travail de détective ! 😉

 

Avez-vous vu la série Sherlock ?! La version modernisée du classique de Conan Doyle ?
Le réalisateur a choisi de faire s’inscrire sur l’écran, par moments, ce que le détective remarque et repère, « en direct live ».
Quelle idée intéressante !

Cette manière de matérialiser ce à quoi l’on est réceptif, ce qui nous passe par la tête plus ou moins fugitivement m’a donné l’idée de cet article.

Afin de vous sensibiliser à la réceptivité et la déduction photographiques, je vous présenterai, ci-dessous, certaines de mes images, agrémentées, comme dans la série, de mots visant à retranscrire ce qui a attiré mon regard et de quelle manière ces différentes informations se rapprochent et s’articulent dans chacune des photos.

 

SherlockExtraits de captures d’écran tirées de la série Sherlock. Créée par Steven Moffat et Mark Gatiss, et réalisée par Paul McGuigan.

 

Devenez le Sherlock Holmes de la Photographie !

Voyons donc ce nous pourrions gagner à être des Sherlock de la photographie, mais aussi en quoi notre démarche différera de celle du célèbre détective.

Sherlock Holmes, lui, est réceptif aux indices pragmatiques qui peuvent servir à son enquête et dont l’association lui permettra certaines déductions. Il excelle dans l’art de tout voir, tout repérer, ne rien laisser passer, surtout ce qui constitue un bon indice pour son enquête.
Tisser, ensuite, une sorte de toile entre toutes les informations collectées lui permet de comprendre dans quelles circonstances les faits se sont déroulés et de reconstituer la vérité sur ce qu’il s’est passé.

 

Le photographe mène lui aussi une quête qui est, comme celle du héros de Conan Doyle, à la fois visuelle et liée au sens.
Je vois une table en bois rongée par les vers et polie par le temps et je devine, dans le même temps, tout le vécu qu’a pu avoir cet objet, son ancienneté, son usage. En tant que photographes, nous traquons, en outre, des éléments intéressants dans notre environnement, mais de façon moins objective, plus personnelle : selon ce qui nous attire, ce qui nous évoque quelque chose, ce qui nous donne des idées d’images.
Sherlock, lui, est froid, objectif, insensible, même.

Enfin, nos « déductions », c’est à dire les liens que nous établissons entre différentes informations recueillies, différents éléments du décor, n’ont pas pour but la compréhension mais la création artistique, une expression que l’on pourrait qualifier de « poétique ».

Par exemple, alors que je repère des oiseaux présents à la fois sur les collants d’une jeune fille et une photographie qu’elle a réalisée, je n’en déduis pas spécialement un trait de personnalité de la jeune fille en question comme le ferait Sherlock Holmes, mais j’imagine plutôt l’image rêveuse qui pourrait découler des sujets en présence, et l’histoire – imaginaire – qu’elle va sans doute raconter !

 

Indices et déductions

Je vous invite à présent à partager un peu de mes pensées face à une situation de prise de vue, « en mode Sherlock ».
D’habitude, je vous raconte comment les choses se sont passées mais, cette fois, c’est en apposant quelques mots sur l’image que j’essaie de vous faire part de mes repérages et idées photographiques.

Les photos ci-dessous sont donc agrémentées des « indices » repérés (dactylographiés) et débouchant sur des « déductions photographiques » (manuscrites), c’est à dire ce qui déclenche en moi l’envie de créer une image, tout simplement !

 

Notez bien que je me concentre ici sur ce que je vois, ce que je repère mais ne vous fais pas vraiment partager ma démarche de prise de vue.
En effet, « en mode Sherlock », on n’agit pas sur ce que l’on remarque, on ne fait que constater !

En tant que bonne « photographe-interprète », j’effectue cette chasse aux indices, mais je la complète également par une démarche de prise de vue, non évoquée ici, et qui consiste à choisir comment gérer les paramètres photographiques (dosage du flou, choix d’un angle de vue, réalisation d’une bonne composition, etc.) pour mettre en valeur les sujets choisis. Je pense que vous n’aurez d’ailleurs pas trop de mal à percevoir également cette démarche car elle découle assez directement des repérages et analyses qui la précèdent et apparait « en filigrane » dans mes photos.

 

Quelques-unes des mes photos, « en mode Sherlock ».

Je vous propose de commencer avec cette image, que je vous ai déjà présentée il y a quelques jours et dont vous connaissez donc déjà bien les circonstances de prise de vue.

Vous vous souvenez ? Chaussures roses. Tapis bleu.
Passante sombre et portraits sur fond noir.
Portraits de face et passante de dos… Et puis ce moment où j’arrive à inclure le haut du corps du modèle dans un cadre de l’exposition…

FramedSherlock

Les informations s’associent deux par deux et fonctionnent en opposition (couleurs vives qui tranchent, orientation du visage) ou en rapprochement (densité sombre de certains sujets).

 

JacynthesSherlockSur la photo suivante, une opposition entre deux couleurs vives est également présente.

Mais l’essentiel de mon repérage consiste à remarquer ces deux tiges de jacinthes, isolées des autres fleurs. Ces deux éléments côte à côte, qui se détachent sur un environnement différent, évoquent, selon moi, le couple (voilà ma déduction photographique).

Afin de compléter avantageusement mon image, je note intuitivement que les arbres, à l’arrière-plan, ont la même dynamique verticale que mes sujets (lien par rapprochement), ce qui me pousse sans doute également à cadrer au format vertical.

 

 

Ci-dessous, le sujet est moins bucolique mais j’ai là encore fonctionné par rapprochement et contraste. Après tout, je ne vous ai jamais caché que le contraste est l’un de mes pêchés mignons !! 😉 C’est un outil formidable qui aide à la lisibilité de nos photos, booste leur impact et les rend bien plus dynamiques.

Ici, une teinte vive (le vert) s’oppose à des tons neutres tranchés, fonctionnant eux-même en opposition (du blanc et du noir).

Il est probable qu’une image ne montrant que des contrastes manquerait sans doute de liant, de cohérence, de sens… J’associe donc, presque toujours, comme vous avez sans doute déjà pu le constater sur les exemples précédents, un ou des rapprochements à cette démarche en opposition.

Ici, c’est l’approche graphique, le rapprochement entre formes géométriques (hublot en forme de cercle et polygone non identifié correspondant à la poubelle) qui lie le tout.
Dechets-Sherlock

 

 

Enfin, sur ce dernier exemple, pas de contraste ni en teinte, ni en densité, cette fois.
La photo montre un rendu moins tranché, plus harmonieux (j’aurais pu également noter sur l’image le rapprochement de teinte du bois et de la feuille morte). Elle s’avère cependant lisible et riche visuellement grâce à la lumière rasante qui révèle la matière et les détails de l’image.

Feuille-Sherlock

Ce qui me pousse à déclencher, ici, c’est cet attrait visuel, doublé d’un intérêt selon moi lié au sens, une certaine symbolique. 😉

 

 

A vous de jouer !

J’espère que ce petit laïus vous donnera envie, plus que jamais, de développer votre réceptivité et d’ouvrir l’oeil sur votre environnement afin de repérer les caractéristiques qui font des objets et éléments du décor qui vous entourent des sujets potentiels !
Cherchez aussi toujours quels liens vous pouvez établir entre vos « indices » pour que votre photo fasse mouche ! 😉

Encore une fois, cette démarche n’est aussi intello et prise de tête qu’on pourrait peut-être le supposer (vous donne-t-elle cette impression ?!).

Même si elle nécessite un chouya d’analyse, cette manière de créer des images fortes est surtout instinctive !
Moi-même, je repère souvent certaines choses après coup, en vous commentant mes images, et me rends compte que mon inconscient a eu presque autant d’impact sur ma prise de vue que ma démarche réfléchie et consciente.

 

Alors, saurez-vous être un bon Sherlock de la photographie ?! 🙂

42 comments

  • Dany51

    Bonjour Anne Laure,

    Alors OUI pour moi, c’est intello et prise de tête…..et s’il faut réfléchir à tout ça pour faire une belle photo, alors tant pis, je ne serai jamais une bonne photographe…..je marche au coup de cœur, mais je ne me pose jamais de question, sauf pour le cadrage, puisqu’il parait que l’on est responsable de tout ce qui est dans le cadre……
    Bonne journée mini Sherlock…..n’est pas ALJ qui veut

    • Anne-Laure Jacquart

      Dany, je t’avoue que je suis un peu contrariée par ton commentaire…
      Justement, je précise que ça peut AVOIR L’AIR prise de tête mais qu’en fait, ça ne l’EST pas, que c’est plutôt intuitif et que l’on se rend souvent compte après coup que l’on a maîtrisé certaines choses sans même y penser, et toi, paf, tu dis que « s’il faut réfléchir à tout ça pour faire une belle photo », tu laisses tomber !…

      Ne comprends-tu pas que moi aussi je marche au coup de coeur ? 🙂 N’as-tu pas repéré mes coups de coeur pour les contrastes fort, les symboles évocateurs, les éléments graphiques, les harmonies de couleur ?!

      Je pense que tu confonds ma démarche de prise de vue, plutôt simple, visant à créer des photos épurées, et qui associe coup de coeur et choix photographiques, et mon analyse qui elle est plus complexe mais vise à nous aider à comprendre comment tout cela fonctionne.
      Comme je l’ai indiqué dans mon article, l’analyse que je propose peut donc donner une impression de complexité mais sur le moment ça ne l’est pas du tout !
      C’est un jeu, une chasse au trésor, une démarche au coup de coeur ! 😀 Je ne parle pas de prise de tête mais de curiosité !!

      Parfois, sur le moment, on voit les choses concorder et cela fait une sorte d’Euréka assez intense.
      D’autres fois, on fait juste des images, simplement, à l’instinct et on se rend compte par la suite que certaines choses auxquelles on n’a même pas pensé ne se sont pas faites au hasard !

      Comme le laisse entendre également Lallie dans l’un des commentaires suivants, tu es comme Monsieur Jourdain, tu fais ton Sherlock sans le savoir ! 😉
      D’ailleurs tes participations au concours sont là pour en témoigner : tu ne te contentes pas de mettre des choses dans le cadre, tu regardes autour de toi, tu composes, aussi, tu organises, tu choisis un angle de vue…

      Le titre que j’ai choisi pour cet article est également très révélateur de cette réalité.
      « Eveillez le Sherlock qui est en vous »… cela laisse bien entendre que ces capacités, nous nous en servons déjà ! Il ne nous reste plus qu’à les développer un peu plus, si on le souhaite, pour que nos coups de coeur soient plus fréquents et plus forts et nos photos encore plus riches. 😉

    • grimzom

      Je ne vois le coté intello. Tout est dit dans le dernier paragraphe. En fonctionnant de manière « instinctive », vous intégrez implicitement une partie de ces notions.
      Perso je suis plus dans l’analyse
      qu’ un instinctif. cela n’engage en rien la qualité des images que vous photographiez.

  • annette

    bonjour Anne Laure
    cet article très analytique me plaît beaucoup, il nous apprend à regarder autrement, c’est très intéressant mais difficile…c’est là que nous, néophytes, mesurons notre manque d’entrainement. Certaines choses sont intuitives, certes, mais ce travail d’analyse nous manque et il n’est pas fréquent de rencontrer quelqu’un qui analyse pour nous cette démarche photographique. Merci Anne Laure de nous guider dans cet apprentissage

    • Anne-Laure Jacquart

      Annette, merci d’avoir apprécié mon article, même s’il est un peu analytique ! 😉

      Je ne dirais pas que c’est difficile mais plutôt que c’est une question d’habitude et que ça découle d’une envie d’être plus attentif, plus curieux de notre environnement.

      Ce sont les liens, ce que j’ai appelé les « déductions », dans l’article, qui demandent un peu d’analyse.
      Voir, par contre, est un acte basique, et correspond à un simple réflexe de repérage. Et, à mon avis, plus ou s’entraîne à VOIR les choses, et pas seulement à repérer à quoi cela correspond comme sujet mais aussi et surtout quelles sont ses caractéristiques (coloré, texturé, poilu, géométrique etc.) et plus on a de chance que des rapprochements se fassent naturellement et s’imposent à nous. 🙂

      Bonne chasse aux trésors photographiques et bonnes déductions en images, apprenti Sherlock 😉

  • Rogntudju

    Génial !
    Merci pour cet vision de ton « affichage tête haute » qui nous montre ce qui se passe dans la tête d’une photographe talentueuse !

    Alors oui, ce n’est pas évident de penser à tout ça quand on débute mais on se rend vite compte que, petit à petit, on se prend au jeu et on se met à respecter toutes ces règles sans même y penser. Un peu comme l’enfant qui apprend à marcher et doit réfléchir à ses moindres gestes et qui intègre chaque chose pas-à-pas 🙂

    Merci de nous avoir offert cette vision sympathique sur le modèle cognitif du photographe, ça éclaire pas mal de choses en ce qui me concerne et me donne envie d’analyser mes prises de vue pour mieux comprendre la démarche et mes erreurs éventuelles !
    Petit Sherlock deviendra grand quand tout ça sera enfin… Élémentaire mon cher Watson 😉

    • Anne-Laure Jacquart

      C’est impressionnant, n’est-ce pas, de suivre mes idées et analyses d’image en direct live ?! Désolée que cela ait pu sembler effrayant à certains d’entre vous…

      Merci pour les compliments Rogntudju ! 😉

      Je crois aussi qu’il faut savoir avancer humblement pas à pas (comme dans mes livres !!) sans se laisser aller à se dire que l’objectif à atteindre est bien trop loin. De toute façon, on dit bien que ce qui compte, ce n’est pas la destination, c’est le chemin, n’est-ce pas ?!! 🙂

      Ravie de t’avoir donné des envies d’analyse photographique ! Il est très amusant de considérer ses images après coup et de prendre le temps de réaliser quelle a été vraiment notre démarche de création, de composition.

  • Lallie

    Coucou Anne-Laure,
    Je pense qu’en lisant ton blog et tes livres, on en vient « intuitivement » ou « en réfléchissant » à penser un peu comme toi. Après tout, si on aime ton travail photographique, ton style, on s’en imprègne forcément et on reproduit intuitivement tes démarches de temps à autre.En fait tu as écrit dans cet article ce qui a fait tilt dans ton coeur, les éléments qui t’ont marquée quand tu les as vus mais je suis sûre Dany qu’il y a de tels éléments qui se répondent dans les photos coups de coeur que tu réalises. Je trouve que ce n’est pas aussi fastidieux et prise de tête que de réaliser les photos comme Julie de Waroquier. Là c’est une autre paire de manches!
    Dans mes derniers « tilts », j’ai vu ce soleil bien rond couchant entre 2 immeubles bien carrés. Il y a un an, je n’aurais pas penser à ce rapprochement graphique, j’aurais vu un soleil et 2 immeubles, point barre. Alors merci Anne-Laure pour ta créativité qui nous inspire et tes explications qui nous guident dans notre cheminement photographique. Peu d’artistes savent mettre en mots leur façon de faire, peu d’artistes veulent partager leur savoir-faire, beaucoup parlent de techniques, toi tu parles de créativité. Je te souhaite encore beaucoup d’autres livres à sortir car peu savent transmettre comme toi avec un sourire dans chaque mot.

    • Anne-Laure Jacquart

      Lallie, que tu penses que ce que je vous propose dans mes livres comme sur le site puisse fonctionner un peu en imprégnation me fait très plaisir. Cela signifie que cela peut vraiment vous rendre plus facile, ensuite, la démarche de création d’images.

      C’est vrai que pas mal de personnes m’ont déjà laissé entendre que lorsqu’elles font des images, elles s’imaginent ce que je ferais dans telle ou telle situation, et entendent en quelque sorte mes conseils en direct lors de leur prise de vue (même la fille de ma banquière dit à sa maman « mais non, Anne-Laure n’aurait pas cadré comme ça, enfin voyons !! » 😉 ).
      Je trouve cela vraiment formidable car il y a tellement d’enseignements qui, comme on dit « rentrent par une oreille et ressortent par l’autre »… Je suis très fière d’arriver à vous communiquer un savoir utile, concret, pratique, et qui vous aide vraiment lorsque vous êtes en train de faire des photos.

      C’est super que tu sois à présent bien plus réceptive au graphisme ainsi qu’à d’autres caractéristiques de nos sujets potentiels. Cela me fait super plaisir de savoir que la photo t’aide à concevoir ton environnement de manière plus riche, et qu’il en découle de super photos !

      Comme je le disais plus haut en réponse à Dany, je te rejoins tout à fait dans l’idée que chacun d’entre nous met en oeuvre naturellement cette démarche de repérage et de création de liens entre différents éléments lorsqu’il est en prise de vue (et dans d’autres situations de la vie, sans aucun doute !).
      Je trouve aussi personnellement que la mise en scène (et éventuellement le montage photoshop) et bien plus prise de tête que la prise de vue spontanée !! Mais chacun ressent les choses d’une manière personnelle bien sûr.

      Merci à tous d’être aussi réceptifs et intéressés par mes réflexions, mes analyses et les conseils pratiques qui en découlent. C’est vraiment super ces échanges !

      Et merci à toi Lallie… « un sourire dans chaque mot »… c’est tellement joli ! 😀

  • Malet Philippe

    ………… y’a plus qu’à…..

    • Anne-Laure Jacquart

      Philippe, il y a des choses qui sont plutôt plus compliquées à expliquer qu’à mettre en place.
      Alors, évidemment ça demande de s’investir un peu, de prendre le temps d’observer, peut-être de regarder différemment mais, comme tu dis, y’a plus qu’à ! 😀

  • Pascaline

    Pour ma part, je ne trouve pas ce sujet « prise de tête », c’est juste une très bonne analyse de la démarche du photographe comme tu sais si bien nous en servir !
    Je me rends compte que plus ça va, plus je fonctionne comme tu le décris, l’œil aux aguets, toujours près à capter la scène qui aura pu m’interpeller… Je suis de plus en plus sensible aux contrastes de couleurs, de matières et de texture et j’arrive même parfois à pressentir que quelque chose d’intéressant va se produire, surtout quand je fais du portrait, et je déclenche alors au bon moment ! Tout ça bien-sûr, c’est quand j’ai mon appareil à la main car il m’arrive aussi souvent de rater des images parce que je n’avais pas mon appareil sous la main (c’est le problème du reflex encombrant !), et j’enrage…
    Je pense que c’est une pratique assidue qui favorise cette démarche, car à force, comme tu le dis, on « voit » les choses, et ça devient instinctif. Je pratique la photo de façon régulière depuis 2007 et quand je regarde ce que je faisais au début, je me rend compte des énormes progrès que j’ai réalisé, et depuis que je te suis et que j’ai lu tes livres, j’ai carrément fais un bond en avant 🙂
    Merci Anne-Laure de partager tes pérégrinations photographiques avec nous, on a toujours besoin d’apprendre et tu es une excellente pédagogue !

    • Anne-Laure Jacquart

      Pascaline, c’est super que tu aies ainsi développé une réceptivité hors pair !
      A présent il te faut un hybride pour saisir tout ce que tu repères, même quand tu n’as pas ton reflex sur toi ! 😉

      C’est très gratifiant, n’est-ce pas, de parvenir ainsi à développer l’un de ses sens, de se retrouver à voir mieux et davantage ?!

  • Neida

    Encore un article très interessant. Apprendre à regarder différement, apprendre à associer divers éléments, apprendre à jouer avec les contrastes…
    Pourquoi ne me suis-je pas mise à la photo plus tôt…. j’ai regardé sans voir tant de belles choses mais, grâce à tes conseils, les objets , les paysages, prennent une autre dimension et, à force de pratique tout ceci commence à devenir instinctif. Que de progrés de fait (il en reste encore pas mal à faire !….) depuis que j’ai suivi la formation de laurent, pour la technique et que je consulte assidument ton blog et lis tes livres , pour la créativité.
    Un grand merci à toi pour tout ce partage qui motive et encourage le photographe amateur que je suis.

    • Anne-Laure Jacquart

      Neida, parfois je me demande moi aussi pourquoi je ne me suis pas mise à la photo plus tôt… Ou pourquoi je n’ai pas fait davantage de photo au quotidien intensive auparavant… Je pense comme toi à tout ce que j’aurais pu saisir !

      Mais d’un autre côté, il y a une période pour tout. La photo prend tout de même du temps et, à d’autres périodes, on faisait sans doute aussi d’autres choses – presque – tout aussi formidables !! 😉

      Et tu verras, on ne s’arrête jamais d’avancer, de progresser…
      Alors on peut toujours se dire « mais pourquoi n’ai-je pas eu l’idée de cette approche photographique plus tôt? » et ainsi de suite !
      C’est la vie. 🙂

  • Thomas Benezeth

    Bonjour Anne Laure 🙂

    Non seulement je ne trouve pas ça trop intello, mais je trouve ça surtout très utile comme démarche voir même indispensable ! Et je suis sur qu’avec le temps, la pratique, ça devient une analyse de plus en plus naturelle !

    Merci pour l’article, j’ai plus que jamais besoin de ce genre de conseils avec mon projet #i365 qui me torture l’esprit quotidiennement ^^

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci pour ton enthousiasme Thomas !

      On acquiert des réflexes, ça c’est sûr, de repérage mais aussi de création de liens entre nos sujets.

      J’espère que la perspective de devenir le Sherlock de la photographie t’aidera dans ton projet 365 ! Pas facile, hein, de faire une photo TOUS les jours ?! 😉

  • Dany51

    Bonsoir Anne Laure,
    Je suis désolée de t’avoir contrariée, ce n’était nullement mon intention, et j’en suis toute retournée……
    Je voudrai juste dire (voila que j’ai peur d’aggraver la situation) que pour moi la photo est dans 80% des cas, le départ d’un projet de « scrapbooking » et que les photos que je mets en scène ne seront jamais des photos comme tu en fais….c’est pour ça que j’aime bien ton site, je m’évade en les regardant et ça me fait un bien fou de voir toute cette poésie qui s’en dégage…..et je me sens plus proche des photos de tes livres, car je me dis que des photos « comme ça » avec un peu plus de pratique, j’arriverai à timidement m’en approcher…..
    En outre, je ne suis pas de la génération des habitués de ce site, et je ne suis pas trop à l’aise avec les conversations sur la toile, et mon commentaire a surement été maladroit et mal formulé…….je te prie de bien vouloir m’en excuser….
    Bonne soirée Anne Laure, je te suivrai…..en silence
    Dany

    • Anne-Laure Jacquart

      Dany, bah sans doute que ton commentaire était un peu maladroit et sans doute que ma réaction l’était aussi.

      D’habitude j’essaie d’avoir plus de tact mais là ça m’a été plus difficile, je ne sais pas trop pourquoi, désolée !
      Sans doute parce que ton commentaire (le premier sur l’article, en plus…) m’a donné l’impression que j’avais échoué en rédigeant cet article puisque je voulais parler d’une quête ludique, sympa, comme une chasse au trésor, une recherche d’indices utiles à nos créations d’images et que ta réaction me faisait dire « raté, ça parait juste chiant, prise de tête et compliqué »…

      Cependant, je comprends bien que c’est l’approche analytique de l’article qui peut t’avoir laissé un peu sur le côté, mais que cela ne t’empêche pas d’être une apprentie Sherlock en puissance ! 🙂 C’est vrai que je fais parfois des articles plus complexes, et d’autres fois des articles plus simples. J’espère qu’il y en a pour tous les goûts !

      Quant à faire de la mise en scène et/ou du scrapbooking etc.. Chacun a sa manière de faire des photos, sa motivation pour le faire et ce n’est pas du tout un souci.

      On continue en privé mais, en tous cas, sache que ce n’est pas du tout mon genre d’être rancunière et que j’espère que tu ne le seras pas non plus pour ce qui est de ma réponse. Alors j’ai hâte de lire tes prochains commentaires et j’espère de tout coeur que cette petite mésaventure ne va pas me priver de ton retour !
      Merci pour ta fidèle présence sur le site. 🙂

  • Laurence

    Bonjour Anne-Laure !

    Et bien pour ma part, je ne prends absolument pas ton enquête comme une prise de tête, mais bien plus comme une analyse. En fait, pour faire un parallèle, ça serait un peu comme faire une analyse grammaticale. Cela peut paraître « intello » ou ardu pour certains, mais je trouve que c’est extrêmement intéressant de découvrir la structure d’une image, comment elle se décompose, comment les éléments s’articulent pour en faire au final une bonne photo. Et c’est en faisant ces analyses qu’on découvre la complexité, mais aussi l’extrême subtilité d’une image. C’est comme un texte. On n’a pas besoin de faire une analyse grammaticale pour en apprécier l’harmonie, mais si on veut comprendre comment les mots s’articulent entre eux et quelles sont les subtilités qui en font la force de leur agencement, l’analyse linguistique et grammaticale peut être fascinante. Ceci dit, tu insistes bien sur le fait que tout cela n’est pas forcément conscient au moment de la prise de vue, bien sûr. Mais à force de regarder, de décortiquer, on finit par faire des associations sans plus se poser de questions. Ca ne veut pas dire qu’on réfléchit plus, ça ne veut pas dire non plus que la photo n’est pas spontanée, loin de là. Ca signifie tout simplement que certains éléments sont complètement intégrés. Je dirais même qu’on devient plus réactif et qu’on a donc plus de chances de réaliser une bonne photo 🙂

    Bonne soirée Anne-Laure !!

    Laurence

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci pour ton apport, Laurence !
      Hihi, je ne sais pas si ta comparaison avec les analyses grammaticales ne va pas encore en faire fuir certains !! 😉 Je comprends ce que tu veux dire, avec ce côté analyse, décorticage du processus etc., mais la photo, c’est quand même bien plus fun que la grammaire !! 😉

      Sinon, il y a l’étymologie, aussi…. et le vocabulaire. 🙂

      Ce qui est intéressant, c’est que plus on automatise et plus on peut creuser davantage, volontairement, tu ne trouves pas ?

  • Jacques

    Bonsoir Anne-Laure
    Je débarque sur les conseils du blog de Laurent et déjà je viens de commander ton livre …
    Avec un article comme celui-ci je pense que l’on va vite devenir inséparables !
    Je fais « des » photos depuis bien longtemps, fait partie d’un atelier photo, mais j’ai du mal à faire de « la » photo …
    Je vais donc être assidu et espère grâce à toi progresser. En fait, je n’en doute pas !
    Merci

    • Anne-Laure Jacquart

      Eh bien, Jacques, merci pour ton message ! Je suis ravie que nous nous soyons rencontrés, et que nous soyons déjà inséparables !! 😀

      Malheureusement, toutes les archives du site ont été perdues donc tu ne pourras pas trop remonter dans le temps et profiter de mes articles antérieur mais j’espère que le site au présent et le livre t’aideront à faire de la photographie un vrai moyen d’expression pour faire de « la » photo et non plus « des » photos ! 😉

  • Jean-Pierre

    Bonjour Anne-Laure, tu nous dévoile petit à petit tout ton monde et ta vision des choses, je n’avais jamais vu la création d’une image comme tu viens de le faire, la prochaine fois que je serai sur le point d’appuyer sur le déclencheur, c’est sur je penserai à toi! D’autre part et je pense que l’idée on te l’à déjà soufflé à tes oreilles, sur le fait de mélanger tes articles écrits avec des vidéos comme Laurent Breillat? Je présume que c’est par manque de temps et je le comprends très bien, mais voilà je lance un appel! Une nouvelle fois merci pour ta façon de nous faire aimer l’image, et surtout lui rendre hommage comme il se doit!

    • Anne-Laure Jacquart

      Oh oh, c’est fou tout de même, tous ces gens qui pensent à moi grâce à tout ça !! 😀

      Jean-Pierre, j’espère que tu penseras à moi pour de bon et que cela t’aidera à faire une image… magique !! Une fois, quelqu’un m’a même dit que j’étais sa conscience photographique.

      J’ai en tête depuis très très longtemps (plusieurs années) d’utiliser la vidéo pour vous parler de photo et j’y pensais encore ces derniers temps. Franchement, cela me démange, mais je n’ai pas encore réussi à trouver le temps de mettre cela en oeuvre. Le site me prend déjà beaucoup de temps, et c’est « que du bonheur » mais il faut aussi que j’arrive à faire avancer mes projets éditoriaux, qui me motivent également beaucoup mais ont une gratification moins immédiate.

      J’espère quand même avoir le temps de mettre en oeuvre ce que j’ai en tête un de ces jours. Mais bon, là, déjà, j’ai un livre sur la retouche à finir… 😉

  • cstef.

    Ah !! c’est ça la différence entre toi et moi … la Sherlock’s attitude !!! Je savais bien qu’il y avait un truc !! Hiihihihi …
    Je m’explique … il y a quelque temps déjà j’avais repéré une palissade rouge, celle de la Comédie Française, tu te souviens ? … je passais très régulièrement devant et à chaque fois, je me disais … « il y a une photo à faire là » « mais bon sang, je suis sûre qu’il y a une photo à faire là ! » … mais non ! rien ne venait … je ne voyais rien ! Jusqu’au jour où … j’ai découvert sur ton blog une photo de la fameuse palissade rouge … et ce jour-là, je me suis dit : « je savais bien qu’il y avait une photo à faire là ! La preuve Anne-Laure l’a faite !!! » 😉
    Alors merci de nous aider à aller plus loin dans nos démarches photographiques … à voir autrement et à éveiller notre sens de la créativité ! Promis maintenant, j’ajuste mon oeil Sherlock 24h/24 ! 😉

    • Anne-Laure Jacquart

      Ha ha, maintenant que tu connais le secret, plus rien ne t’empêche aussi à présent de devenir une Sherlock de la photographie !! 😀

      Je ne suis plus sûre de savoir de quelle photo du parles, avec cette palissage rouge… une photo carrée, une petite fille avec une chemise à carreau dans le coin, un morceau de store rayé, une colonne, et la mention « interdit au public » ??

      Tu veux que je te dise ? Si elle est toujours là, à mon avis, il y a d’autres bonnes photos à faire avec cette palissade rouge. 😉

  • Ilinx

    Bonjour Anne Laure
    Je suis votre blog depuis un moment, avec d’autant plus d’intérêt que mon univers photographique est très différent du vôtre (la montagne en ce qui me concerne, de préférence avec quelqu’un en action).
    Je trouve que ce post est juste le plus important que vous ayez fait depuis que je vous lis, grâce à vous je mets enfin des mots sur une démarche que j’applique systématiquement, parfois même en marmonnant ces fameux concepts que vous écrivez sur les photos de ce blog. Accessoirement je ne suis pas du tout d’accord avec ceux qui parlent de prise de tête, je pense que cette démarche doit être active, et même consciente à moins d’être un génie absolu de la visualisation (au sens littéral). Elle fait partie intégrante du processus de photographie, et doit être comme une sucrerie intellectuelle, un truc plaisant, amusant, stimulant.
    Ceux qui disent se fier à leur instinct ne composent pas, ou alors n’assument pas d’avoir une démarche intellectuelle d’analyse de ce qu’ils ont devant eux.

    • Anne-Laure Jacquart

      Eh bien, un grand merci pour cet écho aussi positif, sur mon article !
      Je suis vraiment fière qu’il vous ait aidé à mettre des mots sur cette démarche photographique que vous suiviez déjà. Alors comme ça vous marmonnez en photographiant ?! 😉

      Selon moi, la démarche est à la fois active et intuitive. A mon sens, elle peut même difficilement n’être que l’un ou que l’autre.
      Il est vrai que la part active, volontaire, consciente est un peu toujours là à la surface, pour guider le reste.
      Mais, parfois, on a juste en tête « whaaah super la couleur de ce sujet », et la prise en compte de toutes les autres teintes de l’environnement, de l’harmonie qui peut se créer ou non, elle, est plutôt sous-jacente. La part inconsciente est donc forcément là, elle aussi.
      On ne peut pas s’en passer car s’il fallait avoir tout en tête, vraiment consciemment, avant de déclencher, on n’y arriverait jamais !

      Rogntudju évoquait, parmi les premiers commentaires, l’apprentissage de la marche mais l’on pourrait évoquer bien d’autres apprentissages également. Puisque Laurence est partie sur la grammaire, parlons par exemple de l’apprentissage du langage.
      Admettons que j’utilise le langage dans un but expressif, pour faire un bon parallèle avec la photo, par exemple parce que je fais un discours ou une conférence afin de partager ma passion pour l’expression photographique…
      Je bénéficierais, évidemment, de tout mon apprentissage de la langue précédent, qui me permet de faire des phrases grammaticalement correctes, d’utiliser un vocabulaire adapté, de structurer un discours. Tout cela est, pourrait-on dire « en pilote automatique », et heureusement (sinon, bonjour la surcharge cognitive !!) !
      Cependant, je ne pourrais pas me passer non plus du processus conscient, volontaire, qui consiste à mettre mes idées en ordre, rebondir sur l’intervention de quelqu’un, corriger un mot que j’ai employé par un vocabulaire plus précis, m’exprimer avec une intention consciente.

      En photo, c’est la même chose. J’ai remarqué, par exemple, que j’automatisais pas mal, à présent, le processus de composition (harmonie de l’image avec sujet décentré, éléments coupés ou laissés entiers etc.), par contre, cela m’arrive de le faire « remonter à la surface » alors que, je compose en oblique, par exemple, et que je me demande si ma photo ne sera pas plus dynamique avec une oblique plus diagonale. Je me demande alors dans quel sens je dois faire pivoter l’appareil pour obtenir un résultat optimal. Pour cela, j’ai quand même encore besoin d’avoir toute ma tête. 😉

      Ainsi, pour conclure sur ce que vous disiez, ceux qui disent NE se fier QU’à leur instinct n’ont pas conscience des processus volontaires et maîtrisés qu’ils mettent en oeuvre en sus.

  • Francis

    Bonjour Anne-Laure,
    Vraiment très heureux d’être « tombé » sur ton blog et puis la lecture de « Composer, régler, déclenchez » que j’ai reçu récemment est un vrai régal !
    Cet article avec les photos « en mode Sherlock » ne m’a pas pris la tête, bien au contraire : une belle démarche qui va droit au but ! Tes images me « parlent » beaucoup.
    Merci pour ton travail, et comme l’écris Jacques un peu plus haut, j’espère que je vais progresser grâce à toi, je n’en doute pas !

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci merci, je suis très touchée par tous ces échos tellement enthousiastes, sur mes livres, mon approche de la photo, cet article…

      Francis, j’espère aussi de tout coeur que les progrès seront réels ! Moi non plus, je n’en doute pas. 🙂

      Parfois, cela peut arriver que l’on progresse d’abord dans la tête, avant que cela ne se traduise concrètement sur les images. Ainsi, si dans quelques temps tu vois tous les défauts de tes photos sans encore parvenir à les corriger au moment de déclencher, ne te décourage pas, c’est qu’au contraire tu es sur la bonne voie ! 😉

  • Laurent

    Merci pour cette analyse qui donnent des idees et permet d’apprendre a observer les choses et de creer des associations. Tu reagis comme un peintre. je suis d’accord pour exprimer une analyse et tout en faisant travailler mon imagination, sortir une belle image. ca peut paraitre compliqué mais a force d’observation on fini par utiliser cette capacité comme un simple reflexe. Il est clair que c’est petit a petit que les choses se font. Mais j’ai constater, apres avoir lu un de tes livre que je ne prenais plus de photos a la va vite. Je fais moins de photos mais elles sont de bien meilleurs qualités. Je suis fan de ton imagination qui se renouvelle sans cesse. merci encore !

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Laurent pour ton commentaire !
      En quoi précisément trouves-tu que le réagis comme un peintre ? 🙂 Dans la liberté de choisir mes sujets pour les associer ?? Dans le fait d’acquérir certains réflexes pour avancer ?…

      C’est super que tu sois plus posé, plus réfléchi, pour faire tes images. La démarche n’est pas ainsi plus « prise de tête » mais elle est, je dirais, plus « méditative ».
      On est à 100% dans sa création d’images, on a bien en tête les différents paramètres que l’on peut faire évoluer, et la qualité des photos produites s’en ressent, évidemment !

  • carla b

    je trouve cet article vraiment très très bien! le fait de commenter directement les analyses visuelles et les idées est d’une efficacité redoutable!… encore une fois Anne-Laure tu trouves les mots « justes » …. et j’imagine que tout photographe est attentif à toutes ces petites choses sans forcément les verbaliser, mais plutôt à les ressentir; et là où je trouve ça génial c’est effectivement en pointant tous ces indices on apprend petit à petit à anticiper, à créer sa composition, son image.. un grand merci encore de réveiller le Sherlock qui sommeille en moi … 😉

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Carla pour cet écho très positif !!

      Je pense que j’essaierai de vous reproposer de temps en temps des photos « en mode Sherlock ». 😉

      Je suis très contente que tu aies été aussi réceptive à cet article et que tu sentes déjà le Sherlock qui sommeille en toi se réveiller !!
      Je pense que cela peut vraiment, en effet, t’aider à anticiper certaines choses, à avoir davantage d’idées d’images, à les rendre plus riches et plus intéressantes… Bonnes photos !!

  • grimzom

    Bonsoir,
    pour ma part, votre livre sur la photo pas à pas a été une révélation(quid d’un format de poche?) J’ai surtout apprécié l’approche didactique et les mises en situation. J’y reviens périodiquement.
    Au contraire des dogmes véhiculés sur les forums d’ « amateurs chevronnés », il suffit juste de lire des threads sur le choix d’un objectif ….
    Aimant analysé, votre article enrichit ma réflexion sur la composition et la créativité. Oui je devrais pratiquer davantage plutôt que réfléchir!

    Je commence à entrevoir un résultat avec mes premières photos où la composition ne tient plus du hasard. Merci

    • Anne-Laure Jacquart

      Un grand grand merci pour votre message, Grimzon !

      Je suis vraiment touchée de vous voir aussi enthousiaste sur CRD et de savoir que vous voyez même le résultat de votre lecture sur vos compositions ! 😀
      Je l’espère toujours et me sens vraiment comblée quand on me dit que c’est bien le cas. 🙂

      Pas de version poche de prévue pour le moment pour CRD (en même format que « Photographier au quotidien » vous trouveriez ça bien ?? » mais qui sait ?! 🙂

      • grimzom

        Etant souvent en déplacement, j’aime me deplacer sans trop de contrainte. De plus j’apprécie guère abîmer mes livres favoris. un plus petit format serait appréciable 🙂

        Je me suis inscrit à la formation de laurent Breillat et j’attends avec impatience votre intervention filmée.

        • Anne-Laure Jacquart

          Merci, Grimzom pour ce retour !
          En tous cas, les mémophoto sont petits et sont faits pour ne pas s’abîmer trop vite. 🙂
          Pour un livre, c’est plus délicat car, quel que soit le format, il peut facilement s’abîmer, mais c’est vrai que les formats plus petits sont plus faciles à emporter.

          Ceci dit, mes livres demandent beaucoup de travail, en cas de changement de format, car leur contenu est réparti sur des doubles-pages qui permettent que l’on ait toute une thématique sous les yeux… Changement de format dit changement de structure.

          Je crains que vous ne soyez déçu, pour ce qui est de la formation de Laurent Breillat… 🙁
          Nous avons eu un différent il y a 1 an et demi et mon module n’est malheureusement plus au programme de la formation. Je le regrette vraiment car j’aurais aimé que des gens comme vous puissent continuer à bénéficier de mes vidéos mais j’ai estimé que Laurent ne respectait pas mon travail et qu’il se comportait de manière peu respectueuse envers moi, ainsi j’ai dû décider de stopper la collaboration.

          Evidemment, Laurent a peu communiqué là dessus mais si vous consultez le programme de la formation, vous remarquerez sans doute que mon intervention n’y apparait plus (dans le cas contraire, prévenez-moi !!).
          Je crois qu’il est toujours possible de vous faire rembourser de la formation si vous ne souhaitez pas maintenir votre inscription en l’absence de ce module.

          Vraiment désolée, mais je continuerai à parler créativité sur le site bien sûr. 🙂

  • Aurélia Cointre Mazni

    Ça faisait un moment que je me disais qu’il fallait faire quelque chose avec cette super méthode Sherlock au sein de notre communauté sur Google +. C’est dorénavant fait, je me suis permise de faire une synthèse pour nos membres dans un article de blog (http://goo.gl/OpxTLa) et de partager l’idée dans la communauté G+Photographie (https://goo.gl/shwo2p). J’espère avoir bien relayée votre idée… Vous me direz si vous avez le temps et l’envie 🙂

    J’espère que nous aurons des participants, l’idée est trop belle pour ne pas être expérimentée… Merci pour votre inventivité, votre sens du partage et votre bienveillance à l’égard des photographes amateurs 🙂

    • Anne-Laure Jacquart

      Super initiative, bravo !! 😀
      Je vais suivre ça. 🙂

      Je suis ravie que mon idée vous ait plu, j’espère qu’elle inspirera les membres de votre communauté.
      Merci pour vos compliments en tous cas.

      A bientôt !
      Anne-Laure

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *