Enfin tout comprendre sur… La Taille du Capteur

Dans cet article, j’aborde ce thème assez technique et pas ultra engageant qu’est la taille du capteur.

En effet, il me semble qu’il est toujours agréable d’y voir plus clair sur un aspect technique qui influence le rendu de nos images !
J’envisage aussi de me référer à cet article alors que je vous parlerai, par la suite, des reflex ou des hybrides, de la profondeur de champ, des prises de vue en basse lumière etc. ce qui sera bien pratique. :)

Ce qui va nous intéresser, comme d’habitude, ce n’est pas le paramètre technique en lui-même, comme ici la taille du capteur, mais ses conséquences sur nos photos.

 

La Taille du capteur. Rien à voir avec les Mégapixels !

Tout d’abord sachez que la taille du capteur que nous allons évoquer n’a rien à voir avec le « nombre de mégapixels » de votre appareil.

« Les mégapixels », cela correspond à la résolution du capteur tandis que ce qui nous intéresse ici, c’est donc sa taille.

Sur une photo présentée en petit format, par exemple sur internet, la résolution en mégapixels ne fait pas de différence. Avoir une grande résolution et plein de mégapixels, c’est juste utile pour réaliser de grands tirages à partir de vos photos.

La taille du capteur, elle, peut se voir sur pas mal de nos images, quelle que soit leur taille d’affichage, comme nous allons le constater par la suite sur mes images en format réduit.

Retenez donc que ce paramètre n’a pas d’influence sur la taille de la photo produite mais influe par contre sur son rendu.

 

 

Des conséquences en terme de profondeur de champ, bruit numérique et focale.

Commençons donc à parler du rendu des images, avant de rentrer dans la technique.
Qu’est-ce que cela change d’avoir un grand ou un petit capteur ? Comme cette différence s’imprime-t-elle sur nos photos ?

Les exemples présentés vous permettront de comprendre pourquoi je vous embête avec la taille de capteur, aujourd’hui. ;)

 

Capteur plus grand, bruit numérique moins présent.
Lorsque l’on monte en sensibilité ISO parce que les conditions lumineuses sont un peu justes, du grain, du bruit numérique apparait sur nos photos. Et nous ne sommes pas tous égaux face au grain.

Avec un appareil à petit capteur, compact ou bridge, notamment, le bruit numérique altère visiblement nos photos, dès 200 ou 400 ISO. La photo est d’autant plus dégradée à 800 ou 1600 ISO… Le rendu vire presque au gâteau de semoule !
Avec un appareil à plus grand capteur, il est plus facile de monter à 400, 800, 1600 ISO et même au delà sans que nos photos n’apparaissent trop dégradées.

En fait, un petit capteur a des photosites plus petits et donc moins performants pour recevoir la lumière. Il génère ainsi des photos plus bruitées (le grain correspond à la réaction du capteur quand il manque de lumière).

 

Ci-dessous, un chat et un jeune merle se sont prêtés au jeu du comparatif.
Observez particulièrement les zones sombres de chaque image et comparez le rendu des yeux clos du chat avec celui des plumes de l’oiseau.

 

Réalisée avec un compact, à 400 ISO, la photo du chat montre du grain : on décèle un « pointillisme coloré » par endroits (oreilles, yeux, nez, support sombre sur lequel il est couché). Le rendu est bruité.
Taille-Capteur-Bruit1

Réalisée à la même sensibilité, 400 ISO, mais avec un hybride micro 4/3, la photo de l’oiseau ne montre pas ces défauts. Même dans les zones sombres des plumes, le rendu n’est pas « pointilliste ». Piou.

Désolée le chat, c’est l’oiseau qui gagne, cette fois ! :lol:

Taille-Capteur-Bruit2

 

Capteur plus grand, joli flou de profondeur de champ

La différence de rendu est encore plus notable en terme de profondeur de champ à une assez grande ouverture.

Plus le capteur est petit et plus la photo sera nette sur une grande profondeur. Il sera alors plus difficile de générer du flou et de jouer avec le modelé de profondeur de champ.
Avec un capteur suffisamment grand, les variations de profondeur de champ permettent une gestion différenciée de la netteté selon les zones de la photo et de faire se détacher un sujet net sur un fond flou.

Pour obtenir un beau flou de profondeur de champ, il est nécessaire d’utiliser un appareil au capteur d’une taille suffisante, donc, mais aussi de régler son objectif sur une grande ouverture et de se rapprocher du sujet.

Après les zentils nanimos, les fleu-fleurs. :lol:
Le comparatif suivant de pâquerettes saisies chaque fois à f/4 se passe de commentaires, n’est-ce pas ?! ;)

Taille-Capteur-Flou

 

Conversions de focale, selon la taille du capteur

Enfin, la taille du capteur influence également la manière dont votre objectif va grossir votre sujet.

Sans rentrer trop dans le détail, retenez que le capteur de référence, a priori, c’est le 24×36, celui des reflex argentique et du full frame numérique. Associé à ce capteur de référence, un 50 mm génère un grossissement typique de 50 mm. Pas de surprise.

Cependant, associé à un capteur plus petit, le même objectif grossit davantage.

Du coup, avec un reflex grand public au capteur APS-C, il faut généralement multiplier la focale de l’objectif par 1,5 (c’est à dire de rajouter la moitié) afin de savoir à quel grossissement on va photographier. Ainsi, le 50 mm que vous avez acheté génère un grossissement de 75 mm sur votre reflex grand public.
Enfin, si j’associe un 50 mm, toujours, à mon hybride micro 4/3, comme le capteur est encore un peu plus petit, le grossissement sera encore un peu grand (c’est bon, tout le monde suit ?! ;) ). Je dois à présent multiplier par 2 la valeur de focale native de l’objectif pour savoir quel est son grossissement réel. Mon 50 mm, sur un hybride, me permet un grossissement de 100 mm.

J’écris donc souvent, pour indiquer la focale utilisée pour telle ou telle image, 50 mm -> 100 mm, ce qui signifie « l’objectif que j’utilise est un 50 mm mais, sur mon hybride au capteur plus petit, la focale réelle est de 100 mm ». 100 mm est la focale  » en équivalent 24×36  » puisque, pour avoir le même grossissement avec un reflex full frame, il faudrait donc utiliser un 100 mm.

 

 

Un petit capteur, c’est la loose alors ?! :(

Eh non, pas forcément. S’il fait un peu sombre, vous êtes perdant mais, par contre, pour bénéficier d’une photo nette sur une grande profondeur, là vous êtes champion !! ;)

En effet, faire une photo de paysage avec un premier-plan tout proche (des feuillages par exemple) et un panorama de rêve derrière, avec TOUS les éléments nets, c’est plus facile avec un appareil à petit capteur type compact, bridge ou téléphone.

Là où le petit capteur vous jouera des tours, c’est donc en basse lumière, mais aussi pour obtenir un joli modelé avec une faible profondeur de champ. Avec ces matériels, c’est impossible, sauf en macro (adieux jolis portraits !…).

 

Sinon, comme nous venons de le souligner, avec un appareil à objectif interchangeable à capteur plus petit que le 24×36, les objectifs grossissent plus ! C’est plutôt pas mal pour bénéficier d’une longue focale pas trop imposante (et pas trop chère ;) ) et à grande ouverture.
Admettons que le 50 mm évoqué plus haut ouvre à f/1.8. Lorsque sur mon hybride, il me fait profiter d’un grossissement de 100 mm, il ne perd en rien ses capacités d’ouverture (ça, ça ne double pas, par contre !!). Du coup, j’ai droit à un 100 mm f/1.8. Qui dit mieux ?!

 

 

6×6, Full frame 24×36, APS-C, Micro 4/3… Pour y voir plus clair !

La taille du capteur correspond bien, comme son nom l’indique, aux dimensions de la zone rectangulaire qui se trouve dans notre boitier et nous sert de « pellicule numérique ».

Avec les valeurs en millimètres, que vous pouvez convertir en centimètres si nécessaire pour mieux visualiser la taille correspondante, vous pouvez donc d’emblée vous imaginer quelle est la taille physique du capteur se trouvant dans votre appareil. Presque 4 cm de long, 2 cm, moins d’1 cm !…

Petit aparté. La taille des capteurs varie mais aussi leurs proportions (leur forme, si l’on peut dire).
Ainsi, certains ont un format « carte postale » en 3 x 2 tandis que d’autres sont au 4 x 3 format numérique.
Mais, pour tout dire, ces proportions nous intéressent assez peu ici, puisque ce qui compte, c’est la taille !! :lol:

 

L’équation [un type de boitier = une taille de capteur] n’est pas valable, raison pour laquelle il est important de s’intéresser, avant tout achat matériel à cette fameuse taille de capteur. Ce n’est pas parce que vous achèterez un reflex ou un hybride que vous bénéficierez de telle taille de capteur.
Saviez-vous que certains hybrides ont d’ailleurs à présent des capteurs plus grands que certains reflex ?!

Faisons le point, tout d’abord à l’aide de ce schéma récapitulatif des tailles de capteur, avant de parler un peu plus des appareils en eux-même :)

 

Taille-Capteur

 

J’ai souhaité associer à ce schéma des tailles de capteurs numériques, le 6×6 du moyen format argentique afin de relativiser les différences de taille entre les capteurs numériques.
(Au fait, le moyen-format est donc en réalité plus grand que le plein format… A croire qu’ils font tout pour nous embrouiller !! :lol: )

Le « plein capteur full frame », qui est le plus grand capteur disponible en numérique, est environ 4 fois plus petit que le 6×6.
A côté de cet écart énorme, 24×36, APS-C, et Micro 4/3 semblent dans un mouchoir de poche ! Par contre, les minuscules capteurs des compacts et bridges sont 8 fois plus petits que ceux des Micro 4/3. Là aussi l’écart est énorme.

La réduction en taille suit donc vraiment des paliers :
6×6 du moyen format ———> 24×36, APS-C, Micro 4/3 des reflex et hybrides ———> Capteurs des compacts et bridges.

 

Appareils (Reflex, Hybrides, Bridges, Compacts) et taille de capteur

Voici un petit tour d’horizon des appareils disponibles sur le marché et du type de capteurs qu’ils intègrent.

 

REFLEX

Les reflex sont disponibles avec des capteurs de 2 tailles différentes :

Reflex 24 x 36, plein format ou full frame.
Les reflex que j’ai qualifiés de « pro », ci-dessus (bien que beaucoup d’amateurs, évidemment, en possèdent également :) ), ont un capteur de même taille que les reflex argentiques (comme le fameux Canon AE-1 avec lequel j’ai commencé la photo).
On les qualifie de plein format ou full frame, en anglais, ou encore d’appareils 24 x 36, leur capteur mesurant 24 mm x 36 mm.

Reflex APS-C.
Les reflex d’entrée de gamme, grand public, ont un capteur de taille inférieure, que l’on appelle APS-C.
Celui-ci mesure 16,7 mm x 25,1 mm.

 

HYBRIDES

Les hybrides, qui sont un peu des électrons libres dans le monde du matériel photographique, peuvent présenter des capteurs de taille très diverse.

Ainsi, pour ces matériels encore plus que pour d’autres, intéressez-vous particulièrement à ce paramètre qu’est la taille du capteur, histoire de ne pas risquer de vous retrouver avec un compact qu’on aurait qualifié peut-être un peu prétentieusement d’hybride :roll: !! (Je vous donne quelques exemples de modèles d’appareils, dans cette catégorie, pour vous aider à mieux vous repérer. Listes non exhaustives, évidemment, et matériels disponibles au 1er mars 2014.)

Comme précédemment, je commence par les matériels ayant les capteurs les plus grands, en allant vers ceux aux capteurs les plus petits.

Hybrides plein capteur, full frame
Même si c’est encore relativement marginal, certains petits boitiers intégrant des très grands capteurs (le fameux 24×36 de l’argentique) commencent à apparaître et se développer.
Il s’agit du du Sony A7 (prononcez  » alpha 7 « ) et du Leica M. Leur capteur fait donc 24 mm x 36 mm.

Hybrides APS-C
D’autres hybrides, bien plus courants, ont un capteur APS-C, comme les reflex grand public, en 16,7 mm x 25,1 mm.
C’est le cas les Sony NEX, des autres Sony alpha (par exemple Sony Alpha 6000) du Fuji X-Pro 1, du Canon EOS M etc. pour ne citer que quelques exemples. Ces appareils ont donc un capteur de reflex grand public dans le corps d’un hybride.

Hybrides Micro 4/3
Il y a ensuite les hybrides micro 4/3, comme ceux que j’utilise, et dont le capteur fait 13 mm x 17,3 mm.
Citons les Lumix GF, GM (les GH sont également des hybrides mais plus imposants) ou encore GX7 de chez Panasonic, mais aussi les Pen et OM-D de chez Olympus.

Autres hybrides
Enfin, certains appareils qualifiés d’hybrides, généralement à cause de leur objectif interchangeable ont parfois de plus petits capteurs.
Celui du Nikon 1 (prononcez « Nikon One », cette fois) fait 8,8 mm x 13,2 mm (cette taille n’apparait pas sur mon schéma), ce qui le place à mi chemin entre un compact et un hybride micro 4/3.
Le Pentax Q, lui, est en fait un compact à objectif interchangeable avec son capteur de 4,62 mm x 6,15 mm.

 

BRIDGES ET COMPACTS

Viennent ensuite les bridges et les compacts qui, malgré leur différence de gabarit, présentent un capteur de même taille, souvent d’environ 4,6 mm x 6,1 mm. Je reprends cette info ci-dessous :

Bridges
Les bridges sont des appareils assez imposants mais leur capteur est de petite taille : 4,6 mm x 6,1mm.

Compacts
Les compacts présentent également un capteur d’environ 4,6 mm x 6,2 mm. N’est-ce pas tout de même incroyable ? 6 millimètres de long ?!

Mais aussi des compacts à grand capteur !!
Un peu comme pour boucler la boucle ! ;)
Les hybrides étant par définition à objectif interchangeable, de petits appareils qui auraient un grand capteur mais sans que l’on puisse changer d’objectif resteraient des compacts… à grand capteur.
C’est le cas du Fuji X 100 qui a un capteur APS-C et du Sony RX-1 qui, lui, est carrément full frame !

Sincèrement, c’est normal si vous pataugez un peu… Moi-même, je surnage à peine. :roll:

 

Enfin, les appareils photo de nos téléphones ont généralement des capteurs encore plus minuscules.

 

 

Conclusion et galerie photo, pour le plaisir des yeux :)

Ainsi, si la taille de l’appareil n’a pas d’importance en terme de qualité et rendu d’image, la taille du capteur (comme d’autres paramètres techniques) peut faire la différence.

Encore une fois, tout dépend du type de photos que l’on souhaite faire.
Un compact est idéal, en extérieur, pour saisir des vues globales en vacances, grâce à sa petite taille et sa netteté sur une grande profondeur.
Pour faire des portraits d’enfants, des gros-plans végétaux et saisir des scènes de vie en intérieur, par contre, un plus grand capteur est préférable, pour ce qu’il apporte en terme de qualité d’image en basse lumière et en modelé de profondeur de champ.

Pour ce qui est du choix précis du type d’appareil et du capteur qui va avec, tout est une question de compromis entre ce paramètres essentiel, le gabarit du boitier, ses fonctionnalités, les objectifs disponibles etc.

J’espère que cet article a permis de balayer quelques idées reçues et vous aide à présent à comprendre :
– pourquoi on n’est pas obligé d’avoir un reflex pour faire de jolis effets de profondeur de champ ;)
– pourquoi la qualité photo des bridges est souvent décevante, alors qu’un photographe pense avoir évolué en reléguant son compact au placard… :(
– pourquoi les hybrides ont tout de même révolutionné le marché des appareils photo par leur couple petit appareil / grand capteur. :)

 

Et comme, quelque soit l’appareil que l’on a en main, c’est à nous d’en tirer le meilleur pour faire de belles images, je vous propose ci-dessous 2 photos réalisées au compact, 2 images faites à l’hybride et 2 photos prises au reflex ! ;)

 

Au compact :

Compact-2

 

Compact-1

 

A l’hybride :

Hybride-7

 

Hybride-6

 

Au reflex APS-C :

Reflex-8

 

Reflex-9

 

 

Qu’importe le flacon ;) et bonnes photos à tous !! :D

49 commentaires

  • Laurence

    Elle l’a fait !!! Rendre sympathique un sujet rébarbatif (mais ô combien important quand même !) et même que le tout soit clair, simple, sobre avec juste ce qu’il faut savoir. Bravo pour la performance ! Et puis en plus, tu m’as fais fondre avec les frimousses de ma « Nini » et de ma Rosalie, sans compter qu’il n’y a que sur tes photos que je me supportes. Alors taille de capteur immense ou pas, tu es fortiche !

  • Neida

    Encore un super article très instructif qui tombe à pic. En effet, lors d’une randonnée je discutais avec un collègue qui souhaitait remplacer son hybride et j’ai essayé de lui expliquer les rendus différents suivants les tailles des capteurs. N’étant pas très bonne pédagogue j’étais en difficulté pour lui donner les explications. je vais vite lui envoyer le lien vers ton site et je suis sure qu’il comprendra nettement mieux que ce que j’ai pu lui dire. De plus les exemples fournis sont flagrants. Merci pour ton site si intéressant, instructif et motivant.

  • Yves

    Enfin une explication que les plus « bouchés » vont apprécier et surtout comprendre. Merci pour ce cours hautement pédagogique.

    Yves

  • Dany51

    Merci Anne Laure, c’est formidable, avec toi je comprends tout ce que je lis….lol
    Ton carré mauve avec le récap de tous les capteurs est très parlant……
    Bonne soirée

  • Sonia C.

    Anne-Laure,
    Tu es tout simplement géniale !!! Merci pour cet article. ;-)
    J’adore ta conclusion : « qu’importe le flacon et bonnes photos à tous »…
    Mille mercis.
    Sonia :-)

  • Pascaline

    C’est édifiant, rien d’autre à ajouter ! Si ce n’est que j’ai failli me noyer dans le regard de la petite fille sur la dernière photo : c’est un portrait magnifique !

  • Anne-Laure Jacquart

    Un grand merci à tous pour cette avalanche de compliments !! :D

    Je suis vraiment contente que vous ayez tout compris et que vous ayez trouvé cet article plus intéressant que rébarbatif.
    Cela me fait très plaisir de savoir que je peux aller, avec vous, un peu plus loin dans la technique tout en conservant un propos qui vous semble clair et agréable à lire. :)

    Merci !!

  • Therese

    Bonjour Anne-Laure ,

    Merci pour cet article technique , clair et fort interessant . Maintenant je comprends mieux , grace à tes explications techniques , les différences de rendu d’ images de nuit entre mon compact xs 260 hs et l’ hybride GF6 … Et grace à toi , je saurai désormais dans quelles situations prendre mon compact ou hybride ( suivant les photos que je désire shooter … ) .
    Merci pour le paragraphe très clair sur  » les conversions de focale selon la taille du capteur  » .
    J’ aime beaucoup l’ image de l’ oiseau dans ta main ( je suppose ) qui a l’ air si petit et intrigué par ce qui lui arrive …
    Encore merci ! On en réclame encore …

    • Anne-Laure Jacquart

      Thérèse, c’est vraiment super que cet article semi-théorique te permette effectivement de mieux comprendre les photos réalisées avec tes matériels (et la conversion de focale).
      C’était carrément le but, en fait. :D

      Merci aussi pour tes compliments sur ma photo de ce petit merle. Nous l’avions appelé Pirouette car « sa maison est en carton ». :lol:
      Un jour, il s’est échappé, espérons qu’il ne lui soit rien arrivé ! :)

  • Diebold Ursula

    bonjour Anne-Laure,

    je me joins aux compliments, tu as le don d’expliquer clairement les choses compliquées. Peux-être le sujet pour un prochain livre?:  » La technique photo par Anne-Laure Jacquart »???

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci beaucoup Régis et Ursula !! :)

      Pour ce qui est d’un tel livre, je n’y avais jamais pensé avant de commencer à écrire ces articles sur les filtres close-up, la taille du capteur, mais j’avoue que cela m’a traversé l’esprit également. ;)
      ça pourrait être pas mal, un livre de technique photo sympathique et compréhensible. :D

      Rhaaaa mais j’ai trop d’idées, de projets !!

      Et dire que certaines personnes, qui me demandent ce que je fais en ce moment et s’entendent répondre « Un livre ! », me rétorquent « Encore ?!!! »… :roll:
      lol Ils ne sont pas au bout de leurs peines. ;) ;) ;)

  • Darth

    Sympathique article!

    Pour donner quelques précisions, le FF est une faute appellation pour le 24*36, car Full Frame est également un terme utilisé pour le moyen format.

    Ce qui est d’ailleurs une bonne transition, car (à moins que j’ai loupé une ligne) tu parles du moyen Format 6X6 argentique, mais c’est un DES moyens formats, car en argentique il existe un standard MF plus connu encore qui est le 645, soit 6×4,5.

    Ce moyen format existe d’ailleurs en numérique, proposé par plusieurs marques, entre autres Phase One, Hasselblad.

    Dans le format 645 numérique, on trouve également des FF, car il existe des capteurs un peu plus petits que 6*4,5 et des capteurs plein format, FF, qui font vraiment 6*4,5 (comme le IQ260 de P1).

    Je dirais donc que tu as omis (volontairement?) un format en numérique ;)

    • Anne-Laure Jacquart

      J’ai supprimé quelques « Nota Bene » en bout de course, car ils surchargeaient un peu le contenu, mais bien sûr la description des tailles de capteur n’est pas exhaustive.
      De même, les formats des capteurs peuvent varier de quelques dixièmes de millimètres ou plus, mais franchement, cela ne me traumatise pas. :) Et 99% de mes lecteurs non plus je pense. ;)

      L’enjeu consiste à y voir plus clair, ainsi ajouter un ou des formats supplémentaires que quasi personne n’utilise n’aurait fait que surcharger le propos sans l’enrichir.
      J’ai cité le Moyen Format, avec comme exemple le 6×6 mais s’il faut en grignoter un petit bout sur le côté pour faire un 6×45, cela ne pose pas vraiment de souci. :)

      De toute manière, j’ai l’humilité et la sincérité d’assumer et d’affirmer que j’omets toujours quelque chose, soit par ignorance, soit inconsciemment, soit volontairement.
      Je ne te raconte pas tout ce que j’omets dans mon livre de retouche !!!
      Mais je trouve cela bien, et normal : c’est ça avoir une ligne éditoriale. :)

      Quel que soit le support, je ne prétends pas à l’exhaustivité. :D

    • Darth

      Je me suis bien douté que c’était volontaire, d’où ma question entre parenthèse.

      J’ai souligné la chose, car tu le signale fort bien en début d’article, le terme FF est souvent déconcertant pour les plus débutant (et parfois même pour les exeprt), il veut dire plein format, mais ne s’utilise pas uniquement pour le 24*36 ^^

      Bref, merci pour ta réponse et bonne chance pour ton livre ;)

  • Denis

    Bonjour,

    J’ai reçu mes filtres close up ce matin, +1, +2, +4, maintenant il faut tester… donc du temps a dégager.

    Voici encore (prononcer les deux mots qui suivent en articulant correctement ) une rubrique bien ludique, je dirais « comme d’habitude », tout est dit en bon « francois » comme dirait Claude (bof).

    A chaque fois que je viens sur ce site, je suis un peu excité (c’est pour cela que j’essaie les jeux de mots « hasardeux ») comme une puce qui est en vacances sur la cote d’azor, car je sais que je trouve des choses précieuses, du savoir à emmagasiner, expliqué simplement.

    Donc encore merci Anne Laure

    Le livre avec les conseils technique de ce genre j’adhère (comme dirait Clément)

    A bientôt

    Denis

    • Anne-Laure Jacquart

      Désolée à tous pour mon retard dans la réponse aux commentaires !
      Les séances de relecture du livre sont très denses et, ensuite, j’ai les neurones trop emmêlés :lol: pour pouvoir discuter avec vous de la taille des capteurs, des filtres close-up etc. ;)

      Denis, quel plaisir de te voir ainsi enthousiaste et surexcité à l’idée de venir sur les site et d’y découvrir chaque fois de nouvelles choses !! :D Je suis vraiment ravie que mes articles et photos vous fassent cet effet ! :lol:

      Bonnes photos macro ! :)

  • GoBois

    Encore bravo pour ce super cours ! Il suffit de venir visiter pour toujours avoir des surprises et toujours des bonnes :-) Merveilleux !
    Bonne continuation
    Gérard

  • Daniel C

    Voilà un article clair et bien illustré.
    Je trouve très juste d’insister sur le rendu différent des tailles de capteurs en terme de profondeur de champ et de modelé de l’image.

    Par contre, il y a une phrase avec laquelle j’ai un problème, je te site:
    « Cependant, associé à un capteur plus petit, le même objectif grossit davantage ».

    je ne crois pas qu’un objectif « grossisse » plus s’il est utilisé avec un capteur plus petit, il me semble plus juste de dire qu’il cadre différemment.
    Ainsi par exemple, si on monte un objectif de 50mm au format de référence 24X36 (l’ancien format argentique de référence) sur un appareil à capteur micro 4/3, il va cadrer comme un 100 mm(sur un format de référence 24X36 ) car le micro 4/3 vu sa taille, a un coefficient de 2 comme tu l’a expliqué.
    Je dis cadrer et non grossir l’image comme le ferait un télé objectif;
    Pour moi – dites moi si je me trompe –
    A distance égale, objectif / sujet, l’objectif 100mm qui va couvrir 100% d’un sujet sur la surface d’un capteur de taille 24X36; avec un capteur micro 4/3, cet objectif ne va couvrir que 50% du même sujet sur le capteur à la diagonale 2 fois plus petite, le centre de l’image.
    Donc pour couvrir 100% du sujet avec le micro capteur 4/3, il va falloir se rapprocher du sujet, ce qui veut dire que ce n’est pas l’objectif qui grossit le sujet, mais le photographe qui va se rapprocher du sujet pour avoir le même cadrage qu’avec un capteur plus grand.

    Se rapprocher du sujet, je pense que c’est ce que tu a fait avec la photo des marguerites qui illustre la différence de profondeur de champs selon la taille du capteur.
    Et ceci explique cela d’ailleurs, comme on sait que plus la distance sujet / appareil diminue, plus la profondeur de champ diminue, ça explique qu’à cadrage égal (à taille de sujet identique), un grand capteur aura une profondeur de champ plus faible (à ouverture de diaph identique).

    Bon voilà, je n’ai pas ta clarté d’expression, ni ton talent pédagogique; mais j’aimerais savoir si j’ai été assez clair et mon raisonnement te parait juste ?

  • Daniel C

    Oupps, petite précision, enme relisant:
    Quand j’écrit:
    « Se rapprocher du sujet, je pense que c’est ce que tu a fait avec la photo des marguerites qui illustre la différence de profondeur de champs selon la taille du capteur. »
    Je veux dire que tu t’es rapproché du sujet soit physiquement en faisant un pas en avant, soit artificiellement en zoomant, ce qui reviens au même.

    • Anne-Laure Jacquart

      Daniel, merci pour ta contribution. Voilà j’ai eu le temps de prendre un peu de recul et de me remettre les idées en place pour te répondre. ;)

      A priori, tu es plutôt dans le vrai au démarrage, mais je crois que tu t’emmêles un peu les pinceaux sur la fin, ce que je te pardonne volontiers. :)

      J’ai tout à fait conscience qu’il est un peu délicat de parler de changement de grossissement.
      Dire « le même objectif grossit davantage » est effectivement assez imagé dans le sens où les lentilles du matériel n’ayant pas été changées pendant la nuit, l’objectif est toujours le même et donc son grossissement à lui ne change pas (c’est vrai que ça rappelle mon article sur les filtres close-up).
      Il serait sans doute plus juste d’écrire que « le sujet est davantage grossi », ou qu’ « il apparait en plus gros plan dans l’image ».

      Je comprends que tu veuilles indiquer que « l’objectif cadre différemment » puisque, le capteur étant en quelque sorte trop petit pour accueillir toute l’image que lui renvoie l’objectif, il ne conserve que la partie centrale de l’image.
      Cependant, je serais personnellement un peu gênée d’utiliser cette expression pour expliquer la conversion de focale car je pense que mes lecteurs auraient vite fait de penser, avec cette histoire de recadrage, qu’en fait c’est l’inverse et qu’on n’utilise pas toute la surface du capteur (recadrage = perte de pixels etc.)…

      Pour le suite, j’ai l’impression que tu t’es trompé, Daniel, entre se rapprocher et s’éloigner du sujet (ou peut-être ai-je mal compris ton raisonnement ?).
      Tu dis : « Donc pour couvrir 100% du sujet avec le micro capteur 4/3, il va falloir se rapprocher du sujet ».
      Et personnellement, je dirais que c’est l’inverse.
      Avec la conversion de focale, l’image produite par ton objectif est « recadrée », comme tu dis, par le capteur plus petit et le sujet apparait donc en plus gros plan sur l’image (il est peut-être même coupé par le cadre, si je suis ton exemple). Donc pour l’avoir en entier sur la photo alors qu’il est coupé par le cadre, il faut non pas se rapprocher du sujet mais au contraire s’en éloigner.

      Quand tu dis « ce n’est pas l’objectif qui grossit le sujet, mais le photographe qui va se rapprocher du sujet pour avoir le même cadrage qu’avec un capteur plus grand » parles-tu purement d’avoir le même cadrage (c’est à dire le même grossissement du sujet sur la photo, selon les termes que j’emploie) ou d’obtenir la même photo ?! Car cette dernière supposition serait fausse.
      Quand on change sa distance au sujet, que ce soit pour s’en rapprocher ou s’en éloigner, on modifie la taille du sujet dans la photo mais aussi la perspective. La taille relative des éléments change, leur forme aussi etc. ce qui fait que l’on n’obtient pas, de toute manière, la même image.

      Pour la photo des pâquerettes ou marguerites, je ne suis plus sûre car cette prise de vue est un peu ancienne ; je l’ai faite quand je suis passée à l’hybride.
      Mais il me semble que j’étais restée à même distance du sujet pour les 2 prises de vue, tout en adaptant la focale pour obtenir le même cadrage. Je me suis donc « éloignée artificiellement », comme tu dis, avec le compact en dézoomant mais là non plus, je ne suis pas tout à fait d’accord car se déplacer et zoomer/dézoomer ce n’est pas pareil ! Toujours à cause de cette histoire de perspective.
      On pourrait argumenter que ce n’est pas sympa de dire que la différence est due à la taille du capteur alors que le focale change doute également mais bon, ce dernier paramètre est la conséquence de l’autre et puis de toute façon, il y a quand même bien une différence de profondeur de champ, même à focale constante (ceci dit, parler de focale pour un compact n’est pas évident… ce n’est pas le même monde !…). ;)

      Est-ce que moi-même ai-je été assez claire ? :) Ne me suis-je pas à mon tour emmêlé les pinceaux ?!

      Ce n’est vraiment pas évident de causer de tout ça et, pour tout dire, on rentre plus dans le détail que ce dont nous avons besoin pour faire des images, mais c’est tout de même intéressant d’essayer de bien comprendre les choses et d’y voir plus clair.

  • Pascal J

    Article très sympathique sur l’importance de la taille des capteurs, agrémentés de superbes clichés
    Par curiosité, j’aurais bien aimé voir un cliché venant d’un moyen format de type 6 X 6
    Merci
    Pascal

    • Anne-Laure Jacquart

      J’aurais bien aimé pouvoir en associer à ces comparatifs, mais je n’ai pas de boitier 6×6.

      Du coup, j’emprunte cette superbe photo à mon amie Laurence, réalisée avec un Yashica Mat 124, 6×6, donc. Nous ne saurons pas l’ouverture ni rien par contre. ;)

      © Laurence Chellali
      © Laurence Chellali

      Vous trouverez d’autres photos ici. N’hésitez pas à visiter le site de Laurence qui est une de mes anciennes élèves et qui a le toupet de rivaliser avec moi pour ce qui est de la créativité et de l’analyse expressive de la création photographique ! :D

  • Jakez

    Bonjour Anne Laure,

    Un article pédagogique qui permet de bien mettre les choses en place puisque sont à la fois abordés les problèmes de bruit et de profondeur de champ. Traiter le coefficient de conversion des focales comme étant un grossissement alors qu’il s’agit en réalité d’un recadrage ‘comme le souligne Daniel) est certes un abus de langage, mais il a le mérite de bien retranscrire ce que perçoit le photographe lorsqu’il colle son oeil à l’oeilleton.

    Tu dis également, et tu as parfaitement raison, que « la taille du capteur n’a rien à voir avec le « nombre de mégapixels ». Mais il ne faut pas écrire alors : « En fait, un petit capteur a moins de photosites lui permettant de recevoir de la lumière donc il génère des photos de plus faible dynamique et facilement bruitées ». Pour un même nombre de pixels, plus le capteur est petit et plus les photosites le sont également. C’est ce qui génère le bruit. Quant à la dynamique du capteur, c’est un tout autre sujet.

    Un détail qui n’enlève rien à la qualité de l’article.

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci pour ta contribution Jakez et tes compliments sur l’article !
      Oui, je me permet parfois quelques abus de langage mais on est souvent obligé de le faire, de toute façon, si l’on veut expliquer les choses simplement. Il y a un petit côté « vulgarisation » de la technique, ainsi. :)

      C’est vrai que cette histoire de photosites n’est peut-être pas essentielle à ma démonstration… Faut-il, selon toi que je la supprime ?!

  • thursday

    Chouette enfin le week-end, j’ai le temps de lire ton article sur le capteur! J’avais hâte car je savais que la taille du capteur était un critère important mais sans trop savoir pourquoi, et là tout s’éclaire!
    C’est vrai que les bridges peuvent être frustrants si on veut évoluer en photo, j’ai débuté avec ça et je me suis sentie très vite limitée. Je ne savais pas que le capteur avait une influence sur la profondeur de champ, je comprends donc mieux maintenant!
    Je ne suis pas trop l’actualité technique, je ne savais pas qu’il existait des compacts plein format!
    Merci beaucoup d’avoir clarifié tout ça :-)

    • Anne-Laure Jacquart

      Thursday, ravie que mon article t’ait permis d’y voir plus clair sur ces questions techniques.

      Ensuite, bon débarras, une meilleure compréhension technique, c’est autant d’inquiétude en moins pour les prises de vue futures !! :D

      C’est effectivement fou comme ils arrivent, à présent, à faire des boitiers vraiment petit avec carrément des capteurs full frame ! :)

  • Thomas Benezeth

    Ce que j’apprécie dans ton article, entre autres bien sur, c’est l’importance que tu donne aux focales en équivalent 24×36′ souvent les gens oublie d’en tenir compte (et conseillent par exemple d’acheter un 50mm, alors qu’en réalité il faut conseiller un 50mm en Full Frame MAIS un 35mm en APS-C – qui pour le coup équivaut au 50mm sur Full Frame ^^).

    Et, je sais très bien que tu le sais, du coup je pense que c’est pour simplifier, mais tu n’as pas dit que elle un compact peut avoir un capteur APS-C (c’est le cas de mon X100s, mais clairement ce n’est pas le même produit qu’un compact à tout petit capteur ^^).

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Thomas pour tes compliments.

      Oui, cela m’agace également de ne jamais savoir de quoi l’on parle avec cette histoire de focale ! ;)

      Pas de souci pour la petite maladresse concernant les compacts, il est vrai que j’ai regroupé APS-C et full frame dans cette phrase. :)

  • Thomas Benezeth

    Hum, je t’en prie, ne me tape pas sur le doigts !! ;-) J’ai lu la partir sur les compact trop vite, et donc j’ai dis une grosse bêtise dans mon précédent commentaire: mea culpa ! :-)

  • yann

    Bonjour Anne-Laure,

    Article très lisible. Bravo ! Je me permets humblement une remarque sur ton utilisation du terme de « focale réelle ».

    Ton objectif chéri 20mm/1.7 monté sur ton boitier 4/3 a une focale réelle de… 20mm : c’est la focale de l’objectif ça n’est pas le boitier sur lequel tu me montes qui la changera.

    En revanche, le rendu en grossissement (cadrage comme dirait Daniel C) est en bien __équivalent__ à celui d’un 40mm (en 24×36 ou full-frame) quand tu le montes sur ton boitier 4/3 qui a un ratio de 2 (« cropping factor » pour les shakespeariens).

    Du coup, je trouve assez déroutante ton utilisation du terme « réel » dans ce cas… la focale réelle est celle marquée sur l’objectif mais elle __correspond__ (en termes de « champ de vision ») à une valeur de 40 mm en « équivalent 24×36″. Je trouve donc que le terme de « focale équivalente » serait est plus adapté.

    Cette notion d’équivalence est juste une façon pour les photographes de communiquer plus facilement mais c’est une échelle complètement arbitraire.

    Enfin, une dernière remarque : plus le capteur est petit, plus les objectifs seront compacts et léger pour une « focale équivalente » donnée. Donc si je veux photographier un lion dans la savane (de loin donc avec une focale équivalente de 400mm par exemple)… j’aurais plus de facilité à courir avec un compact qu’avec un full-frame et son gros téléobjectif ;-)

    Bonne continuation ! et merci encore pour ce blog et tes ouvrages !

  • Anne-Laure Jacquart

    Bonjour Yann, merci pour ta contribution ! :)

    C’est vrai que j’ai employé ici « focale réelle »…
    Je crois que je dis aussi parfois « focale intrinsèque de l’objectif », ce qui prête peut-être moins à confusion. C’est vrai que si la focale réelle ne correspond pas à la visée effective. Hum.
    Mais, à mon avis, on arrive vite à ce genre de nuances pas faciles à simplifier quand on essaie de parler de technique en schématisant un peu les choses. C’est un risque, du coup, de retomber dans la spirale de la technique en se disant qu’on ne peut pas y couper et qu’il faut se la coltiner davantage.

    En fait, si c’est juste une question de légers abus de langage et de termes dont l’emploi peut être controversé, ce n’est vraiment pas dramatique.

    Lorsque j’écris mes livres, je passe beaucoup de temps à trouver quel peut être le meilleur terme pour exprimer telle ou telle réalité, simplement.
    Je change parfois un mot ou l’autre en cours de route quand je me rends compte qu’il n’est pas 100% adapté ou qu’il prête à confusion. J’imagine que l’expression « focale réelle » qui n’est sans doute pas, effectivement, la plus adaptée, aurait sans doute disparu du contenu s’il s’agissait d’un livre mais les articles du site, même s’ils me demandent beaucoup de travail, sont tout de même un peu moins « cuisinés aux petits oignons » que mes ouvrages.

    L’expression « focale équivalente » me laisse un peu sur ma faim… Le lecteur se demanderait « Oui mais équivalente à quoi ?! ».
    Au 24×36 bien sûr, le full frame ! Et l’on retombe sur une formulation lourde du type « 100mm en équivalent 24×36″…

    C’est vrai que je n’ai souligné que rapidement à quel point il était agréable de pouvoir bénéficier d’une longue focale non seulement peu coûteuse, légère mais aussi à grande ouverture mais j’aurais pu insister davantage là dessus car c’est vraiment très appréciable. :D

    Merci pour tes compliments sur mon site et mes livres ! :)

  • Jakez

    Non, je ne supprimerais pas la phrase car elle contient un élément explicatif intéressant. Je remplacerais juste la référence au nombre de photosites par une référence à leur taille, et je couperais l’allusion à la dynamique.

    Concernant la formulation de la focale, il me semble que « focale nominale » décrit correctement la « focale équivalent 24×36″.

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Jakez pour cet avis.
      J’aime bien ce petit côté un peu collaboratif. :)

      Pas sûre pour l’histoire de la « focale nominale », par contre…
      Mon objectif est un 20 mm. Il s’appelle un 20 mm donc j’aurais tendance à penser que le qualificatif « nominal » serait plus adapté pour décrire cette focale intrinsèque de l’objectif.
      Or, en équivalent 24×36, il fait du 40 mm sur mon boitier hybride…

  • Alix

    C’est très intéressant, mais en pratique, je bloque. Quand je lis « BSI CMOS 18 Mpx, 1/2,3″, 63 Mpx/cm », ça veut dire que le capteur fait quelle taille ???

      • Anne-Laure Jacquart

        Alix, pour tout te dire, devant ce type d’écriture, je bloque assez aussi, au premier abord tout du moins !! L’accumulation de chiffres et de sigles fait un peu peur il faut dire. :roll: ;)

        En y regardant de plus près on repère quand même « 18 mégapixels » (la résolution). CMOS, c’est le type de capteur. 63 MP/cm consiste sans doute en une autre manière de donner la résolution ?!

        C’est en effet l’écriture 1/2,3″ qui correspond à la taille et cela m’a effectivement posé quelques problèmes en préparant cet article car toutes les tailles de capteur ne sont pas données de la même manière.
        Celles des compacts sont souvent données de cette manière (assez incompréhensible à nos yeux), et correspondent à la diagonale… De manière générale, quand on a cette écriture et non des centimètres, c’est plutôt « mauvais signe » : il s’agit la plupart du temps de compacts à très petits capteurs.

        Merci en tous cas, Alix, d’être revenue donner la réponse et partager le lien ! :)

  • Georges

    Désolé si cela a déjà été dit, j’aurais plutôt utilisé comme référence de capteur moyen format le 44mm×33mm que l’on trouve sur le Pentax 645 mais aussi depuis peu chez Phase-One et Hasselblad.

    Et puis en compact apsc plutôt que le Fuji X100, j’aurais cité le Ricoh GR qui lui est un vrai compact de poche alors que le X100 est plutôt un boitier a objectif fixe qui demande un sac à défaut de très grandes poches.

    ll y a un phantasme au « gros » capteur 24×36 surtout pour la faible profondeur de champ, alors que beaucoup passent du 24×36 au m4/3 et ne le regrettent pas.
    C’est la même chose pour les compacts experts, ceux avec un capteur 1/17″ sont s’ils sont très compacts une très bonne solution pour un boitier véritablement de poche ce que les compacts à capteur 1″ ne le sont plus vraiment.
    Je mets de coté les compacts apsc à optique fixe de 18mm malgré leurs tailles des fois plus faible que celles de compact à capteur 1,1/7″ mais à optique zoom.

    Ps : Et le pdc d’un capteur 1,17″ est des fois irremplaçable.

    • Anne-Laure Jacquart

      Georges, il est vrai que tout ceci est très subjectif, tant au niveau de la référence que des matériels à citer.
      Je crois que, de plus en plus, les boitiers ne font plus partie d’une catégories donnée et qu’il y a, presque, autant d’ « hybrides » au sens premier du terme que d’appareils sur le marché !

      Je suis tout à fait d’accord qu’une grande profondeur de champ, avec un compact, peut-être très appréciable ; je l’indique d’ailleurs dans l’article. :)
      J’ai moi-même photographié au compact pendant plusieurs années avant de passer aux hybrides.

  • JPaul

    J’ai toujours lu qu’il fallait comparer à focale équivalente 24×36 mais aussi à ouverture équivalente 24×36.
    Donc quand un appareil 4/3 présente un objectif 50 f:2.8 il équivaut donc à un 100 f:5.6 en 24×36.
    Mais d’après ce que vous écrivez un objectif 50 f:1:8 pour 24×36 équivaudrait à un 100 f:1.8 sur un 4/3 ?
    La conversion des ouvertures n’est donc pas réciproque ?

    • Anne-Laure Jacquart

      JPaul, même si ces points techniques assez pointus ne sont pas ma spécialité (j’aime avant tout faire les images et explorer les opportunités créatives de la photographie), votre commentaire m’étonne.

      Il ne me semble pas du tout que l’ouverture d’un objectif change selon la taille du capteur et qu’il faille prendre en compte une quelconque conversion des ouvertures !
      Avez-vous des références qui correspondraient à cette idée ?

      N’y a-t-il pas une confusion à cause du fait que, pour une même focale, le flou sera plus prononcé avec un capteur plus grand, alors même que le diaph, lui est à même ouverture ?

  • Jean paul

    Vos explications sont très pedagogiques
    L’ouverture d’un objectif est le rapport entre la focale et le diamètre de la pupille
    Dans un objectif complexe a plusieurs lentilles la pupille est située à l’endroit ou l’on met le diaphragme ( qui réduit le diametre de la pupille pour réduire la quantité de lumière)
    Conclusion
    Quand on change la focale dun objectif on change l’ouverture maximum
    Comme c’est le cas pour les zoom…
    Jean Paul

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>