Théâtre d’ombres…

Il y a tant d’histoires que l’on pourrait-on se raconter avec cette image…
Quelle est la vôtre ? :)

 

Je pensais conserver cette photo en couleur pour le plaisir du ciel bleu, mais le résultat me semblait moyen…

A la conversion monochrome, j’ai tout de suite compris en quoi l’image était plus forte sans couleur.
Dans cette version, ce n’est plus le bleu, si plaisant soit-il, qui attire l’oeil, mais bien cette zone contrastée faite de silhouettes se détachant en ombres chinoises sur un nuage blanc qui constitue mon point fort ! Le contraste en teinte, l’attrait de la couleur, ne viennent ainsi plus concurrencer mon contraste en densités. ;) Et le contraste, c’est la clé !! :D

 

Couple

20 commentaires

  • Cécile

    Moi je l’aime comme cela, sans titre, parce que cette image peut me faire voyager ainsi dans plein de mondes différents. :) merci pour cette belle image poétique et très bon week end à toi, Anne-Laure.

  • Jean-Pierre

    Bonsoir Anne-Laure, je vais peut-être paraitre un peu naïf, mais avant de m’intéresser véritablement à la photographie j’ai toujours sous estimé le pouvoir d’une image, ce qu’elle raconte, l’émotion qui s’en dégage. Je lis quelques blogs comme celui-ci, ;) et j’avoue que je me soigne! Pour ton image Anne-Laure elle me raconte: suivre sa route.

  • laurent

    bonsoir !
    les arbres forment une ligne incliné qui ramène le regard sur les deux silhouettes. le faite que l’image soit monochrome et que les personnages soient loin ne permet pas de savoir s’il s’agit de 2 hommes, 2 femmes ou un homme et une femme. on n’a aucune idée de l’age. donc on peut déjà faire le choix des personnages a ce niveau. visiblement ils marchent. mais vont-ils quelque part ou arrivent-il quelque part ? impossible de se situer dans le temps. quand au lieux… peut etre la campagne. le titre : silhouette nul part et ailleur
    merci pour cette photo

  • carla b

    superbe photo en noir&blanc! j’aime beaucoup ces silhouettes se détachant sur le nuage blanc… je les imagine se diriger vers la mer, ou vers une grande étendue lumineuse … mais je suis d’accord qu’elle permet de nombreuses interprétations, et c’est très chouette de savoir que chacun peut imaginer une histoire en fonction de ses envies du moment …

  • Stéphane

    Quel impact, cette image ! As-tu forcé l’aspect silhouette en post production ? La plage tonale semble plus étendue à proximité des silhouettes, d’où ma question.

    • Anne-Laure Jacquart

      Stéphane, je n’ai pas spécialement forcé les silhouettes. Les passants étaient déjà quasiment « bouchés » à la prise de vue, de par le contre-jour devant le nuage.

      J’ai contrasté encore un peu plus l’image tout de même, on ne se refait pas ! ;)

      Par contre, j’ai longuement hésité sur le rendu de la zone en bas à gauche de la photo et, finalement, je n’ai pas opté pour un noir bouché mais ai récupéré un peu de détail à cet endroit.
      Je pense que c’est ce que tu perçois quand tu parles de plage tonale plus étendues à certains endroits de la photo, par rapport aux silhouettes. En fait, je n’ai pas forcé les silhouettes mais j’ai laissé un peu plus de détail dans les noirs ailleurs… ce qui revient finalement un peu au même. ;)

  • Mélimélo

    Promenade du dimanche.
    On marche cote à cote, sans trop parler. Pas besoin, on est si bien. Les premiers bourgeons sont là, au bout de leurs branches, prêts à se déplier sous le soleil. L’air encore frais de février pique les joues. On est bien…
    Il ralentit, prend une soudaine inspiration. Mon cœur s’arrête un instant. « Je… euh. » commence-t-il, l’air un peu inquiet. « Voilà. On m’a offert un poste, là-bas. Si tu veux bien me suivre, on part ensemble au bout du monde, dans quelques mois. »
    Mon cœur repart à 100 à l’heure, alors qu’un sourire s’étale sur mes lèvres, et sur les siennes en retour. Le ciel, soudain, est plus bleu. Les oiseaux chantent plus fort. Oh que ces bourgeons sont beaux…

    Voilà où m’emmène ton image, aujourd’hui. Un chemin parmi tant d’autres… Un que j’ai pris, à peu de choses près. Était-ce un dimanche de février au bord d’un bois, je ne sais plus. Peu importe, c’était bien…

  • Stéphane

    Après avoir déjeuner, nous avions décidé de faire une promenade en prenant par le chemin qui mène à la plage. Le temps était clément. Nous longions la propriété des Leguérec. Le printemps tardait à venir. Les arbres gardaient leurs longs rameaux dénudés. Au sol, ça et là, quelques-uns de leurs rejetons n’avaient pu résister aux coups de vent qui se sont succédé ces dernières semaines. D’un geste, de ce passé où enfant je jouais au corsaire des heures entières défendant mon bastion comme personne, j’en saisissais un et entamais une de ces estocades imaginaires dont j’avais jusque là enfoui le souvenir. Anne, me voyant porté par tant d’enthousiasme, riait. En écho, je riais à mon tour, démasqué, surpris de m’être laissé à tant de spontanéité. Nous marchions encore, riant, évoquant nos jeux d’enfants. Le roulis des vagues se faisait plus présent. A mesure que nous approchions de la plage, le ciel devenait plus menaçant. Il nous faudrait refaire le chemin à l’envers…

  • Sabine

    En regardant votre photo Anne-Laure, on ne peut s’empêcher de se faire son cinéma dans sa tête et voilà le départ d’une histoire …
    C’est le pouvoir des images, des photographies.
    Et le N&B apporte une note intemporelle ; gamme de gris, contrastes, jeu d’ombres et de lumière, tout est là !
    J’aime beaucoup.

  • cstef.

    Ce gros nuage me fait penser à un coeur tout cotonneux (j’en vois une partie, j’imagine l’autre) … alors il ne peut s’agir que d’un couple qui chemine sereinement dans leur histoire d’amour !!
    Probablement très naïve cette interprétation …. mais moi, je la trouve très sereine cette photo !

  • Neida

    Cette superbe photo me fait penser à ces moments de bonheur où l’on marche côte à côte sans forcément se parler, en osmose avec la nature, lui regardant par terre à la recherche de quelques traces d’animaux, elle regardant en l’air et profitant pleinement du moment présent. Ces moments deviennent rares, ils en sont que plus appréciés. Merci pour ce moment de poésie.

  • FredH

    Bonjoue Anne-Laure,

    Je ne sais pas si cela est techniquement possbile sur ton site, mais serait-il possbile d’avoir les données exifs des phots prèsentées?

    Bonne journée!!
    Fred

    • Anne-Laure Jacquart

      Fred, je ne sais pas non plus si les exifs peuvent être récupérés sur mes photos. Je ne m’en préoccupe pas trop, en fait. :)

      Je n’ai rien à cacher mais je ne tiens pas non plus à donner systématiquement les exifs de mes images. Tout simplement parce que je trouve que donner juste les infos de réglages sur une photo est parfois trompeur et cible trop l’approche de prise de vue sur les bidouillages de molettes sur l’appareil.

       

      Le rendu du flou de profondeur de champ, par exemple, dépend non seulement de l’ouverture mais aussi de la distance entre l’appareil et le sujet, de la distance avec l’arrière-plan, de la focale, de la taille du capteur… Et si j’utilise des filtres close-up, je fais tout de même, en quelque sorte, un changement matériel mais qui n’apparait pas dans l’EXIF…

      Ainsi, le photographe peu averti (mais tout de même au courant des histoires d’ouverture de diaph) voit  » f/2.8  » et se dit « c’est pour ça qu’il y a du flou », mais cette conception des choses est réductrice et lacunaire. Si lui photographie à f/2.8 il n’aura pas forcément le même degré de flou, le même joli bokeh, loin de là !!

       

      Pas systématiquement d’EXIF, donc, mais à la demande avec, si besoin, quelques infos sur la situation et la démarche de prise de vue, ça, aucun souci.
      N’hésite pas à réclamer donc. ;)

      Ici, je suis en extérieur donc 200 ISO (mon GM1 a une sensibilité native de 200 ISO).
      Je suis au 45mm -> 90mm.
      En mode A, j’ai diaphragmé à f/7.1 pour bénéficier d’une profondeur de champ suffisante et d’un bon piqué. L’appareil a généré un temps de pose résultant de 1/800s.
      Pas de correction d’exposition ni rien. Voili voilà.
      Il était 15h47 et 54 dixièmes de seconde, soit un peu avant le ciel dramatique que je vous ai proposé il y a quelques jours. ;)

  • Anne-Laure Jacquart

    Un grand merci à tous pour vos belles histoires, vos interprétations touchantes, poétiques. :)

    Je suis bien contente d’avoir opté, finalement, pour un titre assez neutre, « Théâtre d’ombre », ce qui vous a conduit à vous faire votre propre interprétation personnelle de cette photo.
    Je suis fière, par mes images et les quelques mots qui les accompagnent, de vous sensibiliser un peu plus à l’expression photographique, au pouvoir de la symbolique etc. :)

    Merci à tous pour vos messages !! (et puis j’aime bien quand il y a quand même pas mal de commentaires sur un post qui ne cause pas technique ;) )

  • Régis

    J’aime bien cette idée d’inventer une histoire sur une image. Cela renvoie bien à l’une des caractéristiques essentielles de la photographie : provoquer des émotions ( et oublions la technique).
    Le titre est joliment trouvé.
    Merci Anne-Laure.

    • Anne-Laure Jacquart

      Oui, oui, c’est toujours aussi essentiel pour moi d’affirmer que c’est bien l’image qui compte, quand la technique n’est qu’un outil pour arriver à nos fins ! Je vous rassure ! ;)

      Merci pour ton gentil petit mot, Régis. :)

  • Lallie

    Coucou Anne-Laure, les posts avec tes belles photos qui nous délassent, prélassent, et font rêver auront toujours autant de poids pour moi(si ce n’est plus) que les posts techniques ;). Après cela dépend aussi de mon humeur, de ma couleur du jour mais regarder tes photos c’est toujours une méditation-relaxation …après, je sais aussi que si je suis dans une phase créatrice avec un besoin de maîtrise de technique, j’ouvre tes livres ou lis quelques articles de ton site.
    Bonne journée!

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Lallie, pour ce gentil commentaire. :)

      Technique et expression sont sans aucun doute le yin yang de la photographie ! On a besoin de l’une pour accéder à l’autre et notre priorité change selon nos inquiétudes, nos intentions plus ou moins complexe de prise de vue, notre satisfaction quant aux photos produites etc.

      Mais, au final, c’est bien sûr la création d’image qui compte.
      La valeur d’ouverture choisie, ce n’est pas elle que l’on admire sur la photo. C’est le beau flou de profondeur de champ de l’on peutpercevoir sur la photo et la douceur qu’elle produit, la rêverie qu’elle génère qui importe.

      J’aime bien l’idée de vous fournir un peu de « méditation-relaxation » via mes images. :)

  • Lucien

    La distance, le ciel, l’horizon,
    une perte, mais de quoi ?
    une promesse d’horizons, mais lesquels ?
    leurs silhouettes sont la touche juste,
    elle marque la fin de mon histoire,
    le début d’une autre, mais laquelle ?

    Anne-Laure, vous lire est un moment précieux, un privilège

    Merci

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