Variations sur le même thème (Composition)

Un grand merci à tous pour vos réponses au défi « 3 réglages » ! 😀

N’hésitez pas à répondre à mon petit sondage, si ce n’est déjà fait !
J’ai moi-même partagé ma propre réponse dans les commentaires.

Je vous laisse également un peu de temps pour mettre en oeuvre le défi si vous le souhaitez et nous raconter tout cela. Je débrieferai vos réponses dans une quinzaine de jours.

 

Mais passons à présent au sujet du jour. 🙂

Je suis souvent assez surprise (voire estomaquée !!), lorsque j’accompagne en prise de vue d’autres photographes et notamment des débutants, de voir de quelle manière ils procèdent pour faire leurs images et à quel point ils prennent peu…

Ils repèrent un sujet, font une photo et s’en vont !

Chaque fois, je ne peux m’empêcher de penser :

Eeeeh ! Hop hop hop ! Attends ! 😆
N’as-tu vraiment pris qu’une simple et unique photo de ce sujet de rêve avant de t’éloigner à jamais ?! 😮

Es-tu vraiment sûr(e) de ton cadrage, ta composition, ton exposition, ta profondeur de champ ??….

 

Au temps de l’argentique, j’étais une déclencheuse des plus raisonnables, je vous l’assure… 😉

Mais la photo numérique est simple, gratuite, et elle nous permet même de voir nos erreurs en direct !
Nous avons alors la possibilité de les corriger et de tester tant de choses si nous le souhaitons que ça en donne presque la tête qui tourne !…

Est-il vraiment raisonnable de ne prendre qu’une seule photo d’un sujet intéressant ?!
De plus, à ceux d’entre vous qui sont débutants, j’aurais envie de dire, comme au « photographe type » qui partageait virtuellement ma prise de vue en début d’article : Pensez-vous vraiment maîtriser suffisamment la photographie pour que l’image soit la meilleure possible, du premier coup ?! 😉

Ainsi, personnellement, j’avoue que, quand je pense que j’ai mis la main sur un bon sujet, quand le sujet me plait, j’ai plutôt l’habitude d’en faire 10 images !…
Je sais que cela peut vous sembler énorme, surtout si vous faites partie des photographes qu’une seule image peut contenter.

Mais n’est-il pas le plus souvent très intéressant de tester différentes expositions et profondeur de champ ? D’appliquer différentes mises au point ? Et puis, les sujets bougent, les choses changent !…
Il est vraiment important pour moi, de plus, d’explorer les possibilités de composition qu’offre mon sujet.

Du coup, lorsque je repère un sujet, je fais une image, je change un peu le cadrage et je déclenche à nouveau. Je me décale d’un pas ou deux, je déclenche. Je modifie encore le cadrage et la composition pour mieux guider le regard dans la photo. Je déclenche. Est-ce que cela ne pourrait pas être intéressant également selon une autre orientation ? Voyons ce que donne un cadrage horizontal. Je fais une ou deux nouvelles images. Oh, un oiseau ! Et hop, une de plus. 😉

 

Pour illustrer ce processus et partager avec vous ma manière de procéder et d’explorer les opportunités graphiques d’un sujet, je vous présente aujourd’hui différentes variantes, réalisées sur un même sujet qui a attiré mon attention.
I s’agit d’un bout de ciel encadré de maisons, sur une petite place italienne, et d’une lampe ronde se détachant en contre-jour sur le fond clair du ciel. Il y a aussi une petite cheminée brillante et quelques fils électriques.

Une autre fois, je vous présenterai une petite série réalisée avec des photos de ce type mais, aujourd’hui, je souhaite davantage vous faire partager ma prise de vue et vous montrer les différentes photos saisies, avec leurs similarités et leurs différences.

 

 

Variations-Graphiques1

1ère photo.
Je choisis naturellement un cadrage vertical qui suit la direction de la ruelle placée devant moi et partant dans l’axe.
J’utilise le rond noir comme point fort, en haut de l’image.

 

 

Variations-Graphiques2

2ème photo.
Mon idée suivante consiste à changer d’orientation et à adopter un cadrage horizontal qui suit la direction, cette fois, de la rue se trouvant à ma droite.
Je décide également de mieux utiliser la trace d’avion et de la faire rejoindre le rond noir.
Je cadre, ici, en tenant mon appareil de manière à ce que la ligne du toit se trouvant en bas à gauche de la photo soit parallèle au cadre.

 

 

Variations-Graphiques3

3ème photo.
Je me demande, cependant, quel est le meilleur choix de ligne horizontale pour cette image. Comme je vise le ciel, il n’est pas évident, avec la perspective, de savoir quelle ligne peut donner la meilleure assise à la composition !
Je pivote légèrement mon appareil pour utiliser, à présent, la ligne des toits se trouvant au dessus de moi (en haut de l’image) comme repère horizontal.

Je réalise alors que, depuis le début, j’ai inclus un rectangle dans un rectangle (rectangle formé par la zone de ciel entre les maisons à l’intérieur du rectangle du cadre) tout en faisant en sorte que ces deux formes géométriques semblables aient la même orientation.

 

 

Variations-Graphiques4

4ème photo.
Je décide donc de tester d’autres compositions, plus dynamiques, en pivotant davantage mon cadrage de manière à orienter la zone de ciel en oblique.
Le rond noir est à présent près de la petite cheminée. Je cadre de façon à ce que la rue à ma droite rejoigne presque l’angle supérieur droit de la photo.

 

 

Variations-Graphiques5

5ème photo.
Et que donnerait cette approche selon un cadrage horizontal ? 🙂
Dans cette photo, la rue qui est à ma gauche rejoint presque le coin en bas à gauche de l’image.
La zone principale incluant le point fort est à présent à droite de la photo.

 

 

Variations-Graphiques6

6ème photo.
Je pense en avoir terminé avec les versions dynamiques et je reviens aux plus statiques, dans lesquelles la direction du cadre est calquée sur celle du rectangle de ciel.
Précédemment (3ème photo), j’avais placé le sujet à gauche de l’image et utilisé la rue de droite comme ligne de force. Ici, je décide d’exclure l’espace entre 2 maisons que l’on voit à droite de la 3ème photo et je décaler mon cadrage vers la gauche. Le sujet se retrouve à droite de l’image et la ligne de force est alors plutôt la partie gauche de la rue.

 

 

Variations-Graphiques7

7ème photo.
Pour finir, lorsque je sens que j’ai exploré pas mal des possibilités que je souhaitais exploiter, j’aime bien revenir à ma première idée et refaire une photo similaire. Je recommence alors depuis le départ mon raisonnement de composition puis je déclenche.
Comme vous pouvez le voir, cette photo n’est pas tout à fait la même que la première de la série : j’y ai inclus une plus grande zone noire, en haut, et moins de façade éclairée, en bas.

 

 

Pour le moment, j’avoue que ce qui m’intéresse n’est pas vraiment, encore, de choisir quelle(s) photo je préfère et la ou lesquelles je choisirai pour ma petite série (cela dépendra également des autres images réalisées dans d’autres ruelles).
Cependant, ne trouvez-vous pas qu’il est fascinant d’observer à quel point un image change avec une simple modification de cadrage, d’angle de vue ou d’orientation ?!

Pensez-vous toujours que je suis un peu dingue de prendre, parfois, 7, 8 ou même 10 photos du même sujet ? 🙂
Et l’on peut souligner qu’ici, je n’ai pas essayé de cadrage au format carré, ni joué avec la profondeur de champ, ni changé d’objectif et de focale !… Et que mon sujet n’était pas mouvant !

 

 

Souvent, cela me contrarie et je trouve que je déclenche trop.
Et puis, cela fait beaucoup de photos à trier !! 🙄

Parfois, j’aimerais pouvoir déclencher moins et davantage parvenir dès le départ à me décider sur la ou les photos que je souhaite capter… C’est aussi une bonne idée et une intention louable, bien sûr !

Mais je suis également fière d’être consciente des innombrables opportunités qu’offre la Photographie et d’essayer d’utiliser à bon escient tous ses paramètres. Comme vous pouvez le voir, je suis loin d’être une fataliste de limage ! Je pense que chaque chose dans votre photo peut être choisie et contrôlée.

Ainsi, selon moi, la création d’image est une sorte de jeu de stratégie et, si vous voulez gagner, ce n’est pas toujours le meilleur choix que de jouer le pion qui se trouve le plus près de vous, ou celui qui semble l’évidence ! 😉 Ne laissez rien au hasard !

 

 

NB : Je pars passer quelques jours en famille et ne pourrai sans doute pas mettre le site à jour sur cette période.
Je serai de retour le 10 octobre.

D’ici là, portez-vous bien ! 🙂

24 comments

  • Pascaline

    Alors comme ça on va prendre du bon temps en famille… Eh ben faut pô se gêner 😀 Enfin, tu as bien raison, il faut savoir se poser pour repartir de plus belle ensuite 😉
    Mais revenons plutôt à nos problèmes de composition… Pour ma part, je suis souvent une « déclencheuse » compulsive ! Je dis souvent, car il m’arrive aussi de ne prendre qu’une ou deux photos d’un même sujet, et de manière contradictoire c’est souvent avec des thèmes sur lesquels je ne suis pas à l’aise (par exemple la photo de paysage). J’ai une fâcheuse tendance à bâcler ma photo dans ces cas-là, alors que je devrais plutôt faire l’inverse ! Mon autre handicap, dans ce cas là c’est que je suis souvent avec ma famille, et comme je ne veux pas être un « boulet », quand je vois quelque chose d’intéressant, je prend une petite photo rapide, ni vu ni connu, avant d’entendre : »les enfants, attendez, maman prend ENCORE une photo » ! :p
    Mais si j’étais seule, je pense que je prendrais plus le temps d’approfondir mon sujet, comme je le fais la plupart du temps quand je fais de la macro où je suis capable de prendre une fleur sous toutes les coutures !

    Sur ces bonne paroles, je te souhaite de bonnes vacances.

    • Anne-Laure Jacquart

      Me voilà de retour !… avec quelques photos supplémentaires dans ma besace.
      J’espère qu’elles vous plairont ! 🙂

      J’ai remarqué aussi que les sujets qui nous mettent un peu mal à l’aise soit nous font nous limiter à un ou deux clichés (on n’arrive pas vraiment à repérer le potentiel du sujet et c’est presque le syndrome de la page blanche) soit nous poussent au contraire à mitrailler (on ne sait pas par quel bout le prendre alors on y va tous azimuts !…) en bâclant un peu, comme tu le précises aussi. Personnellement, je rencontre cette deuxième option notamment quand je photographie un modèle et que j’ai peur qu’il se lasse si je le photographie plus de 5 secondes (ou que je crains qu’il me repère si c’est un inconnu dans la rue) !!…

      C’est vrai que lorsque l’on est accompagné, on a l’esprit moins libre, mais je trouve que, souvent, le fait d’être juste en balade avec ses proches sans spécialement chercher la photo génère des images intéressantes, décontractées et spontanées.
      Cela ne veut pas dire que ce n’est pas une bonne occasion d’explorer les paramètres photographiques en 3 ou 4 images ! 😉

      Par curiosité, j’ai été revoir les EXIFS des photos présentées. J’avais eu l’impression, lors de cette petite prise de vue, de prendre bien mon temps pour explorer pas mal d’options, et il est étonnant de constater qu’il ne m’a fallu qu’1 mn 30 pour faire ces différentes images ! 😮 Du coup, je pense qu’en 30s, on peut déjà décliner un peu son idée, sans peut-être encore déclencher les foudres de nos proches ! 😀
      Et puis, après tout, les enfants ramassent des fleurs, des cailloux ou je ne sais quoi, certains lèchent les vitrines ou vont s’acheter des cartes postales, observent les plantes et animaux dans la nature ou cherchent des champignons, d’autres papotent avec les inconnus… Chacun a manière de traînasser un peu, qu’elle soit photographique ou pas, n’est-ce pas ?! 😉

      C’est ce qui fait le plaisir de la balade ! 🙂

  • Dany51

    Bonsoir Anne laure

    Me voila rassurée….quand je fais une séance photos, et plus principalement des portraits, je mitraille à tout va….
    je demande à mon modèle de bouger et de faire un peu ce qu’il veut, et moi je déclenche, car ainsi je capte des expressions et des mimiques naturelles sans que le modèle ne soit lassé….
    C’est encore plus vrai avec de jeunes enfants qui ne tiennent pas en place……et J’ai aussi la même approche pour les photos de fleurs….
    Bien sur, pour les paysages ou les photos urbaines, je suis plus raisonnable, mais je prends quand même plusieurs photos, en essayant cadrages et réglages divers, car sur l’écran de l’APN ce n’est pas facile de voir exactement ce que l’on prend….
    Bonnes vacances, et à bientôt

    • Anne-Laure Jacquart

      J’espère que tu n’as pas juste retenu que je mitraille 😆 car ce n’est pas vraiment le cas, en fait.
      Mais comme je le disais juste au dessus, c’est vrai que les photos de portraits sont souvent gênantes et peuvent nous conduire à bâcler nos images…

      L’essentiel consiste à trouver notre bonne moyenne pour bien exploiter nos situations de prise de vue en explorant les paramètres photographiques mais de manière suffisamment raisonnée, contrôlée, pour que cela ne vire pas au « mitraillage » !

  • rb77

    Belle démonstration ! Merci Anne-Laure.

  • Joël

    Généralement, je fais partie de ceux qui appuient très peu sur le déclencheur. Je n’ai pas du tout le réflexe « avec le numérique on peut mitrailler ». Deux raisons principales : i) je prends le temps de réfléchir à la composition, de faire des choix, au moment de faire la photo car je déteste avoir des montagnes d’images à traiter (même une petite colline) ; ii) si je suis passé à côté, et bien ce n’est pas grave, la photographie reste seulement une activité que j’aime pratiquer à l’occasion !

    Ceci étant, il m’arrive de déclencher 3-4 fois sur le même sujet, au fur et à mesure que ma réflexion sur la manière de le montrer évolue, souvent en termes de cadrage/composition, plus rarement pour rechercher un effet style filé ou pas, presque jamais sur map, exposition, profondeur de champ…

    Du fait que je peux retravailler les images ensuite, il m’arrive de cadrer un peu large (mais avec une idée a priori) pour me laisser plus de liberté ensuite. Et le fait de travailler en raw permet beaucoup de souplesse sur la gestion de la lumière.

    • Joël

      Je souscris aussi à la double contrainte de temps (Pascaline, Cricrimam…) : 1) pendant la balade, jamais dédiée à la photographie, et 2) après pour le tri et traitement…
      On a peu de temps pour réfléchir à plusieurs alternatives potentiellement intéressantes, et la multiplication des images n’est pas non plus une option car lourde a postériori.

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci pour ta réaction, Joël !

      C’est clair que le tri d’images, ce n’est pas très fun, surtout si l’on s’est laissé aller à faire 5 fois la même photo !! Va savoir qu’elle est la meilleure ?!!! 😆

      Ravie de savoir que tu aimes décliner tes prises de vue tout de même de temps en temps. 🙂

      Pour ce qui est de l’apport du traitement, même si j’affine toujours un peu mon cadrage et mon contraste lors de la phase de retouche, j’avoue que je préfère quand même avoir une photo assez fidèle à mon idée dès le départ, de peur de me retrouver coincée au recadrage ou à l’optimisation !

  • cricrimam

    Je me retrouve beaucoup dans le commentaire de Pascaline. Alors si je peux faire plusieurs photos sur le même sujet, je manque souvent de temps pour les faire (à cause de la famille derrière ou plutôt devant) et pour les traiter ensuite. Un exemple, cela fait un mois que les vacances sont finies et je n’ai pas encore eu le temps de finir de les trier… en fait, la différence se situe peut être aussi quand on est amateur ou professionnel. Merci en tout cas pour tes articles toujours très intéressant.

    • Anne-Laure Jacquart

      Aaaah le manque de temps, c’est vrai que c’est un problème.

      Sinon, comme je le disais plus haut, j’ai fait l’ensemble de ces variantes entre 12h34 et 33 secondes (c’est précis !! 😆 ) et 12h36, soit en tout et pour tout 1mn30… C’est vrai que parfois ceux qui se baladent avec nous ont le temps de faire un petit bout de chemin pendant cette durée, mais ce n’est pas non plus une éternité ! 😉

      Pour ce qui est du tri et de la retouche, là encore on peut en fait aller assez vite mais, le plus souvent, on se laisse prendre à admirer nos photos, à peaufiner un peu trop, à rêvasser entre deux, à hésiter pour supprimer une image…

      J’espère que tu trouveras un de ces jours le temps pour finir de trier tes photos de vacances mais aussi pour en faire de nouvelles ! 🙂

  • Lallie

    Rholalala… je suis comme Pascaline et Dany, je prends beaucouuuup de photos. Le souci c’est qu’elles ont toutes leur charme pour moi (une mimique différente de chaque enfant ou alors une photo où fiston est superbe et la miss grimace). Du coup, le tri est long (3 mois de retard) et l’espace disque limité…
    Les seuls moments où je prends peu de photos: dans les espace publiques, je suis timide alors si je « vole » une image avec mon appareil, c’est très furtivement ! Vivent les smartphones dans ces cas-là…

    • Anne-Laure Jacquart

      Aaaah oui, le plaisir de la variante ! C’est clair que quand l’humain s’en mêle, avec ses bouilles adorables ou drôles, ou révélatrices, le tri s’avère encore plus difficile !

      Attention, quand tu « voles » tes images, à ne pas trop bâcler quand même… De mon côté, je suis souvent déçue quand je fais ça car le résultat est souvent inutilisable.
      Mais c’est vrai que les smartphones peuvent nous aider à être à l’aise et à faire certaines prises de vue quasi impossibles autrement. 🙂

  • Eric

    La 1 et la 4 sont mes préférées ici je pense.
    Je suis exactement dans la même démarche devant un sujet, j’envisage/essai plusieurs photos différentes d’un même sujet.
    Et parfois c’est finalement la 1ère qui est la meilleure, parfois non, c’est la dernière, comme si on hésitait entre une 1ère impression où on a tout de suite su ce qui nous attirait et comment le mettre en valeur, ou à l’inverse, qu’un sujet nous a intéressé, mais qu’on a cherché longtemps avant de trouver comment le mettre vraiment en valeur.

    • Anne-Laure Jacquart

      Je rejoins tout à fait ton commentaire, Eric. 🙂

      Même s’il arrive que des photos intermédiaires soient intéressantes aussi, j’ai remarqué, tout comme toi, que le choix se fait souvent entre la première et la dernière.

      C’est surtout le cas lorsque je ne fais pas des variantes, comme ici, mais que j’essaie de faire évoluer ma photo selon un processus plus linéaire. Soit c’est la première idée qui était la meilleure (comme tu dis, la première impression), soit c’est à l’aboutissement de ma réflexion photographique que je tiens l’image la plus réussie. 😉

  • Jean-Pierre

    Bonsoir Anne-Laure, j’aime beaucoup ton article sur le fait de nous faire prendre conscience d’exploiter le ou les sujets, et j’avoue que ça fonctionne bien! D’un autre côté je t’avouerai que je ne déclencherai pas comme toi, je ne suis pas un pro en photo mais quand un paysage (mon thème préféré) se présente à toi, si avant de shooter ça te prends au tripes je me dit que « peut-être » l’émotion sera partagée! Après si le site visité présente différents angles de vues, là OK je me lance à produire cadrages et marcher un peu plus! Quoi qu’il en soit ton article pose une très bonne question, à nous d’en trouver la réponse!!

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci pour tes compliments sur mon article, Jean-Pierre !

      Je ne suis pas sûre de comprendre tout à fait ton point de vue, par contre.
      Est-ce que tu veux dire que, quand tu photographies un paysages, tu suis plutôt l’émotion en faisant une seule image, celle qui correspond à ton ressenti de départ et que tu espères que le sentiment fasse le reste ? 🙂

      Pour moi, une situation de prise de vue présente forcément toujours plusieurs angles de vue à exploiter, et peut toujours amener différentes options de cadrage, de composition, de netteté etc.
      Mais parfois, on n’a pas conscience de cela, soit parce que l’on est enfermé dans son idée, sa première impression (là j’exprime les choses de façon plutôt péjorative);, soit parce que l’on a ressenti d’emblée comment exprimer notre idée et qu’il n’est sans doute pas utile de tergiverser en images. 🙂

  • annette

    merci Anne Laure pour ton article, les « exercices » de composition m’intéressent beaucoup. j’aime aussi prendre mon temps (pas toujours simple) et prendre plusieurs photos, mais le travail au retour est long et prend du temps!

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Annette, pour ton commentaire !

      Cela me fait plaisir de savoir que, comme moi, tu aimes décliner les compositions !
      C’est vrai qu’ensuite, faire le tri et décider quelles sont les meilleures photos n’est pas facile, mais je crois que c’est un bon exercice, qui aiguise notre oeil également. 🙂

  • Cal-expat

    Hier matin, je suis arrivée dans ma cuisine, et j’ai vu par la fenêtre un magnifique lever de soleil. C’était tellement beau que j’ai pris mon appareil, je suis sortie, j’ai déclenché, et je suis rentrée.
    Puis une petite voix dans ma tête a dit : « Eeeeh ! Hop hop hop ! Attends ! 😆
    N’as-tu vraiment pris qu’une simple et unique photo de ce sujet de rêve avant de t’éloigner à jamais ?! 😮
    Es-tu vraiment sûr(e) de ton cadrage, ta composition, ton exposition, ta profondeur de champ ??…. »

    La petite voix a même ajouté : « et en plus, dans 30 secondes, la lumière sera encore différente, avec d’autres couleurs ! »

    Résultat, j’ai une dizaine de photos, que je trouve toutes magnifiques même si mon appareil est réglé sur « automatique » (et j’ai eu du mal à rattraper les 10 minutes passées à faire des photos au lieu de me préparer, mais c’est une autre histoire)

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci beaucoup pour ce retour d’expérience, Cal-expat ! 😀

      On m’a déjà dit que j’étais la « conscience photographique » de quelques personnes, le Jiminy Cricket de la photographie ! 😆

      Merci d’avoir été aussi réceptive à mon article et d’avoir su écouter la petite voix dans ta tête !
      ça me fait vraiment plaisir de savoir que tu as ainsi pu faire plus d’images, toutes plus belles les unes que les autres !
      Ensuite, il n’est pas toujours facile de choisir, mais si les variantes sont suffisamment différentes, on peut se retrouver avec 3 ou 4 bonnes photos plutôt qu’une seule, ce qui est très appréciable. 🙂

      Désolée que ça t’aie mis en retard par contre ! 😆
      Aaaah les artistes !! 😉

  • carla b

    quelle belle déclinaison graphique de l’architecture du ciel! je me reconnais un peu dans cette démarche et vais même des fois jusqu’à retourner sur un lieu pour une ultime photo! des fois la plus maitrisée, mais pas toujours forte en émotions, comme quoi l’intuition est un critère important aussi… surtout quand on les trie plus tard … en tout cas c’est une belle leçon d’analyse de photographie et de démarche que tu nous offres … merci 😉

    • Anne-Laure Jacquart

      Merci Carla pour cette réaction ! Cela me fait plaisir que cette analyse photographique, ces variantes t’aient plu et que tu t’y sois retrouvée. 🙂

      Effectivement, il faut savoir garder de l’émotion, de l’intuition, en même temps que de faire évoluer sa réflexion, ce qui n’est pas toujours évident…

      Il est intéressant de faire varier le dosage en cours de route : laisser parler plutôt de l’intuition au départ, pour quelques vues spontanées, puis y ajouter un peu plus de réflexion pour essayer de peaufiner puis, à nouveau, laisser davantage la place à l’expression etc.

  • André Combot

    J’ aime beaucoup votre approche, votre regard. Merci de le partager.

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